InFOrmation syndicale

Le XXVIIème congrès de l’Union départementale CGT-FO de Loire-Atlantique se tiendra le 13 mars 2018 à Rezé - Halle de la Trocardière, sous la présidence de Jean-Claude Mailly, secrétaire général de la Confédération Générale du Travail Force Ouvrière. => N'HÉSITEZ-PAS, VENEZ NOMBREUX !

- Lundi 19 février : Commission Administrative de l'Union Départementale, à 9h30
- Du lundi 26 au vendredi 30 mars : Stage de formation "Découverte FO et moyens d’action du syndicat"

Vacances de FO44, le Blog, du 24 février au 12 mars

21 avril 2011

UNE ABDICATION DU POLITIQUE EN MATIERE DE POLITIQUE ECONOMIQUE

Le gouvernement veut modifier la Constitution en mettant en place ce qu’il appelle une «règle d’or» budgétaire visant à imposer l’équilibre du budget.
                  
Un tel projet est inacceptable, tant sur le plan social qu’économique, démocratique et républicain.

Il faut en premier lieu souligner – et ce n’est pas un hasard – qu’il intervient en période de crise économique et d’explosion des déficits due à l’aide publique pour soutenir les erreurs des intervenants sur les marchés financiers. Cela signifie qu’il est déposé pour satisfaire les marchés et les agences de notation. Il est alors une réponse destinée à sanctuariser la limitation des dépenses publiques et sociales.

De ce point de vue, il est le prolongement de la contre-réforme des retraites et de la mise en place de la Révision générale des politiques publiques. En quelque sorte, il les grave dans le marbre. Rien qu’à
ce titre, il est inacceptable.

En constitutionnalisant la rigueur ou l’austérité budgétaire, ce projet de loi constitutionnelle entérinerait le «sacrifice» des salariés au profit des rentiers et financiers, c’est un projet de loi en faveur des classes dirigeantes, autre motif d’opposition.

Qui plus est, il impliquerait – s’il était adopté – une abdication du politique en matière de politique économique. La démocratie, donc le choix du peuple, s’effacerait officiellement suivant les contingences
du libéralisme économique.

Enfin, conformément aux définitions européennes en matière de dépenses publiques, il engloberait les organismes paritaires tels que les retraites complémentaires et l’assurance-chômage en encadrant budgétairement les négociations. Cela signifie qu’il serait attentatoire à la liberté de négociation.

Pour toutes ces raisons, les militants FO ne peuvent que s’y opposer fermement.
La liberté, l’indépendance, la république et la démocratie ne peuvent supporter d’être brimées.
Accepter cette logique, c’est accepter de renoncer aux revendications. Jamais nous ne l’accepterons.

Edito de Jean-Claude MAILLY - FO Hebdo 2982
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