InFOrmation syndicale

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20 octobre 2011

DEROULEMENTS DE CARRIERE DEBLOQUES POUR LES SAPEURS-POMPIERS

Née d'un premier rassemblement national de pompiers le 18 septembre 1881, la "Fédération nationale des officiers et sous-officiers de sapeurs-pompiers de France et d’Algérie", est devenue en 1897 la "Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France" (FNSPF). Elle compte ainsi au nombre des toutes premières associations et amicales professionnelles ayant regroupé des corps de fonctionnaires avant que ne se développent (surtout après la Guerre de 1914-1918) le syndicalisme d'abord autonome puis confédéré dans la fonction publique.

Mais alors que ces associations professionnelles "pré-syndicales" sont soient disparues soit reléguées à un rôle marginal dans les autres corps de la fonction publique (ainsi dans l'Enseignement), la FNSPF, forte de 260.000 adhérents, perdure en qualité revendiquée de "seule institution regroupant l’ensemble des sapeurs-pompiers civils de France, sans distinction de catégorie ou de grade". Trois facteurs expliquent cette perduration : la solidité notoire des traditions dans les corps de pompiers, le regroupement associatif des pompiers professionnels et volontaires (syndiqués, eux, sur leur lieu de travail, entreprise ou administration), et enfin le fait d'un modus vivendi empirique ayant permis au cours du demi-siècle écoulé le développement parallèle dans les casernes de la FNSPF et du syndicalisme confédéré. Lequel est bien sûr devenu le centre de gravité de l'action revendicative et de la pratique contractuelle.

Ces particularismes chargés d'Histoire expliquent l'événement local et national que fut le 118ème congrès national de la FNSPF, qui s'est tenu à Nantes au Parc des expositions de la Beaujoire du 22 au 24 septembre:
3 000 participants, 40 000 visiteurs (de l'exposition de matériels incendie), et présence de stands syndicaux, dont bien sûr celui des pompiers professionnels FO.

Rémunérateur pour les personnels, donc ... exécrable pour les Docteurs ès-RGPP

Mais ce que retiendront surtout de l'événement les sapeurs présents au congrès... et ceux qui n'y étaient pas, c'est l'annonce durant le congrès du bouclage d'un "protocole d’accord relatif à la réforme de la filière des sapeurs-pompiers professionnels", suite à une négociation ouverte en juillet dernier.

Un protocole d'accord dont sont signataires FO et trois autres organisations syndicales, ainsi que le Ministère de l'Intérieur et la FNSPF, et qui va se traduire par une substantielle amélioration des déroulements de carrière... et des chiffres plus lourds inscrits au bas des feuille de paie :

  • adéquation des grades et des fonctions (sapeur/équipier, caporal/chef d’équipe, lieutenant/chef de groupe),
  • en catégorie C : choix du déroulé de carrière, avec possibilité d’accéder au cadre d’emplois des sous-officiers de la catégorie B,
  • en catégorie B : création d'un 3ème grade,
  • revalorisation des grilles indiciaires (33 points pour les caporaux, 20 pour les sergents, et 16 pour les majors).

Signe des temps, le premier à se répandre bruyamment dans les médias contre l'accord intervenu, est le président de l’Assemblée des départements de France, empressé d'étendre la RGPP aux collectivités locales, et qui, en conséquence ne décolère pas à l'idée de devoir sortir plus d'argent du "portefeuille" des conseils généraux pour mieux rémunérer les pompiers.