InFOrmation syndicale

Vacances de FO44.ORG, du 22 décembre 2017 au 8 janvier 2018

19 décembre 2011

ARRETONS LA CASSE !

Nous arrivons à la fin de l’année 2011 qui restera une année "maudite" comme l’a été celle de 2007 qui a vu éclater la crise financière responsable de la plus grande crise économique et sociale depuis la Grande Dépression de 1929.

"Maudite", car elle est celle qui a vu les politiques de tous horizons capituler devant les acteurs financiers et les agences de notation, en refusant de s’attaquer aux cause réelles de cette crise.

Cela signifie à la fois se remettre en cause mais aussi changer de braquet économique.

Au contraire, nous avons assisté et continuons d’assister à un refus de la remise en cause de la politique ultra-libérale responsable de cette crise.

En effet, faut-il encore rappeler que c’est la dérèglementation effrénée et idéologique, ajoutée à la spéculation frénétique, qui ont précipité le système capitaliste dans une crise mondiale profonde ? Faut-il encore remémorer que ce sont les Etats qui ont aidé, d’une manière ou d’une autre, le secteur privé à limiter la casse, avec pour conséquence l’augmentation de l’endettement public?
Une crise idéologique du secteur privé, acteurs financiers en tête, au détriment des Etats, des services publics et des peuples ; car il s’agit bien de cela au final : faire payer cette crise au plus grand nombre, et la multiplication des plans d’austérité imposés dans notre pays en est une preuve.

Tout le monde sait qu’ils sont inefficaces et dangereux, mais chaque plan est l’occasion de s’attaquer aux budgets sociaux, à la protection sociale, aux services publics, car pour ces idéologues, ce sont non seulement des gros mots, mais surtout cela représente du business en masse.

La mise en scène du dernier G20 et celle du récent sommet européen, dont le psychodrame organisé a été inversement proportionnel à l’absence de solutions appropriées et concrètes, servent cette casse.

Pire, ceux-là mêmes qui sont responsables de cette crise dure qui dure en profitent pour renforcer leur mainmise et leur pouvoir. Les changements de gouvernement imposés par les marchés financiers l’attestent. L’arrivée de DRAGHI à la BCE et celle de MONTI en Italie, tous deux présentés comme "éminents économistes", mais venant du staff de deux acteurs financiers mondiaux, Lehman Brothers et Golman Sachs, le démontrent.

On continue à amuser la galerie, quitte à glisser un peu plus dans la crise.

Le dernier sommet européen a accouché d’un accord "gloubiboulga". C’est de fait un échec qui fragilise un peu plus la construction européenne. C’est aussi une démission de plus en rase campagne.

C’est aussi un texte porteur de nouvelles mesures d’austérité et ce, contrairement à ce qu’a réaffirmé le Premier Ministre, François Fillon.

La crise était financière, économique, sociale. Elle est devenue politique et elle gangrène la démocratie.

Il est donc plus que jamais indispensable d’arrêter cette casse des acquis sociaux et des valeurs démocratiques.

La multiplication des mouvements sociaux d’ampleur chez nos voisins montrent que les peuples veulent dirent stop avec force et efficacité.

La grève générale au Portugal le 24 novembre ainsi que la grève historique depuis 1978 en Grande Bretagne le 30 novembre ont montré la possibilité de cette force et efficacité.

Ce qui est possible ailleurs, doit l’être chez nous, pour autant que nos confrères syndicaux soient en passe de faire passer l’intérêt général avant des considérations politiques et électorales.

D’ailleurs, l’appel à la grève de toutes les organisations syndicales le 15 décembre dans la profession des enseignants montre que cela est possible.

Allez, encore un effort, et nous arriverons à faire aboutir notre revendication d’une grève public-privé d’au moins 24 heures dans tout le pays !

Enfin, être seuls à défendre certaines idées, convictions, analyses et revendications signifie aucunement être isolés.

Les récents résultats électoraux dans la fonction publique d’Etat donnant la première place historique à FO, ainsi que ceux à France Télécom, mais aussi dans bon nombre d’entreprises du secteur privé, montrent que la confiance envers notre Organisation la renforce de jour en jour !
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Serge LEGAGNOA, Secrétaire général