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12 décembre 2012

L’OIT DEMANDE À LA GRÈCE DE RESTAURER LA LIBERTÉ DE NÉGOCIATION

Austérité et liberté de négociation ne font pas bon ménage. Les organisations syndicales grecques, appuyées par la CSI (Confédération syndicale internationale), ont déposé une plainte auprès du Comité de la liberté syndicale de l’OIT (Organisation internationale du travail) contre les mesures prises par leur gouvernement, en accord avec la Troïka (Union européenne, Banque centrale européenne, FMI). 

Conclusion: le comité a constaté «de nombreuses et sérieuses atteintes au principe de l’inviolabilité des conventions collectives librement conclues et un déficit important de dialogue social». Les mesures en cause sont multiples: réduction imposée des salaires conventionnels, interdiction de l’extension des conventions collectives, priorité aux accords d’entreprises dérogatoires aux conventions nationales, instauration d’un SMIC jeunes, contournement des syndicats dans les entreprises au profit «d’associations de personnes»... 

QUESTION DE LÉGITIMITÉ 

L’intervention des autorités publiques, visant essentiellement à garantir que les parties qui négocient subordonnent leurs intérêts à la politique économique du gouvernement, n’est pas conforme aux principes de la liberté syndicale, rappelle l’OIT, qui demande en conséquence «qu’un dialogue social permanent et approfondi soit établi afin d’élaborer une vision globale commune des relations professionnelles dans le pays, en pleine conformité avec les principes établis concernant la liberté syndicale et la reconnaissance effective de la négociation collective». 

Ces conclusions «doivent être entendues par les instances multilatérales impliquées (FMI, Union européenne)», a souligné Yves Veyrier (Secrétaire confédéral FO) en tant que vice-président du groupe des travailleurs. Et de souligner: «Le sens de nos recommandations est essentiellement celui de la légitimité des interlocuteurs sociaux, syndicats de travailleurs et associations d’employeurs, établis sur les principes de la liberté syndicale. J’insiste pour qu’ici même nous ne doutions pas de cette légitimité, celle de l’OIT, face à celle dont s’arrogent certaines institutions dont les remèdes semblent tuer le malade plutôt que le guérir.»
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Article paru dans FO Hebdo n°3054