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14 décembre 2012

L’OIT EN APPELLE AU DIALOGUE SOCIAL À TOUS LES NIVEAUX

Le respect des droits fondamentaux au travail apporte une contribution importante à la reprise et au développement, rappelle l’Organisation internationale du travail.


La menace de plus en plus précise d’une récession mondiale ne pouvait que marquer les débats du 316e conseil d’administration de l’OIT (Organisation internationale du travail) réuni à Genève en novembre. Les représentants des travailleurs ont défendu la nécessité d’exprimer publiquement et haut et fort la priorité que compte donner l’OIT à l’action face à la crise. Le groupe des employeurs a bien tenté de justifier que la priorité à l’emploi était telle aujourd’hui que l’on pourrait admettre d’assouplir certaines normes. Le nouveau directeur, soutenu en ce sens par les travailleurs, est resté très ferme à ce sujet, considérant qu’il ne pouvait être question d’affaiblir l’objectif du travail décent adopté en 2005. Il fait d’ailleurs de la lutte contre les formes inacceptables de travail un «domaine d’importance fondamentale». L’agenda pour le travail décent de l’OIT identifie quatre objectifs stratégiques: la création d’emplois décents et productifs, la promotion de l’accès aux systèmes de protection sociale, le respect des normes de travail fondamentales, le dialogue plus important entre les partenaires sociaux. Au final, le bureau du conseil d’administration a adopté une déclaration appelant «au dialogue social à tous les niveaux en réponse à la crise et pour le respect des droits du travail».

À L’ÉCHELLE INTERNATIONALE, RÉGIONALE ET NATIONALE 

L’économie mondiale, avertissent les membres du bureau*, «risque fort d’entrer dans une période prolongée de croissance faible ou négative [...]. Les victimes se compteront en millions de travailleuses et de travailleurs dont les communautés et les nations subiront les conséquences de cette situation». Le chômage, est-il précisé, devrait toucher au moins 203 millions d’individus en 2013, alors que près de 40 millions d’individus ont déjà perdu leur emploi depuis le début de la crise.

Mais s’il n’existe pas de solution miracle, explique la déclaration, «grâce à l’action coordonnée qu’elle exerce aux niveaux international, régional et national, l’OIT, avec sa composition tripartite, est en mesure de jouer un rôle positif en proposant des mesures destinées à redresser l’économie et à atténuer les effets de la crise». Les représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs confirment que «le respect des principes et droits fondamentaux au travail est une condition essentielle de la dignité humaine et apporte par ailleurs une contribution importante à la reprise et au développement». Pour finir, mandat est donné au directeur général de l’OIT pour œuvrer plus fortement encore à la prise en compte de la dimension sociale dans l’élaboration des politiques économiques, y compris de la part des autres organisations internationales, comme le FMI. Le conseil d’administration de l’OIT insiste d’ailleurs sur «le caractère essentiel» que revêt sa participation aux réunions de ce type d’instances internationales, ainsi qu’au sommet du G20 et à la réunion des ministres du Travail du G 20, pour la défense de cette cohérence entre politique sociale et économique et entre tous les niveaux décisionnels.


* Le président, M.Gilles de Robien, le vice-président employeurs, M. Daniel Funes de Rioja, le vice-président travailleurs, M. Luc Cortebeeck.
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Article paru dans FO Hebdo n°3054