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24 janvier 2013

Décentralisation: MOINS D’ENSEIGNEMENT, PLUS D’INÉGALITÉS

C’est  arithmétique. La réforme des rythmes scolaires de Vincent Peillon imposerait une demi-journée de travail en plus aux professeurs des écoles sans apporter une seule heure d’enseignement supplémentaire pour les enfants. 
Le projet de l’actuel ministre de l’Éducation reste en effet parfaitement dans les clous du décret Darcos, qui en 2008 a réduit le nombre d’heures d’enseignement hebdomadaires de 27 à 24 heures, sous prétexte d’instaurer la fameuse semaine de quatre jours, prétendument dans l’intérêt des enfants. Les trois heures restantes, annualisées, sont depuis consacrées à des activités, aux travaux en équipe pédagogique, aux relations avec les parents, à la formation pédagogique et à l’aide personnalisée aux élèves en difficulté. Le décret Darcos a ainsi permis de supprimer les Réseaux d’aide spécialisée aux élèves en difficulté (RASED), aide jusque-là assurée, comme son nom l’indique, par des maîtres spécialisés, en complément de l’enseignement dispensé en classe.

«PROJET ÉDUCATIF TERRITORIAL»

Le texte de Vincent Peillon supprime l’aide personnalisée aux élèves en difficulté et la remplace par des «activités pédagogiques complémentaires», en «groupes restreints», dont «une activité prévue par le projet d’école [...] en lien avec le projet éducatif territorial».

La réforme des rythmes scolaires s’inscrirait ainsi totalement dans l’acte III de la décentralisation en territorialisant le contenu de la semaine scolaire et son organisation. Les activités complémentaires dépendraient, y compris du point de vue du budget qui leur serait consacré, des collectivités territoriales. La FNEC FO dénonce «l’inégalité de traitement entre communes “riches” et communes “pauvres”» qui en résulterait.

Le projet de décret du ministre Peillon gomme également le caractère national de l’école publique en introduisant un système de dérogations. La demi- journée supplémentaire serait le mercredi matin... ou le samedi matin, si les communes en font la demande. Elles pourraient également obtenir une dérogation pour n’appliquer la réforme qu’à partir de la rentrée 2014 au lieu de 2013.

Face à ce projet d’une école territorialisée dans une République des territoires, FO oppose l’école publique laïque dans la République une et indivisible, avec les mêmes droits pour tous. 
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INTERVIEW DE BERNARD KUNZ, SECRÉTAIRE NATIONAL DU SNLC : FO EN ORDRE DE BATAILLE CONTRE LA "RÉFORME PEILLON"