InFOrmation syndicale

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13 février 2013

APRÈS LE CCN, RÉUSSIR LE 5 MARS


Éditorial de Jean-Claude Mailly

Le Comité confédéral national de Force Ouvrière s’est réuni la semaine dernière à Paris. Rappelons qu’il regroupe les représentants de toutes les unions départementales et territoriales, ceux des fédérations professionnelles, les membres de la Commission exécutive et du Bureau confédéral. C’est en quelque sorte le parlement de Force Ouvrière. [Voir : RÉSOLUTION DU CCN FORCE OUVRIÈRE - 7 ET 8 FÉVRIER 2013]


Toutes les questions d’actualité économique et sociale y ont été abordées, tant sur le plan national qu’européen et international.

Pouvoir d’achat, avenir du service public républicain, protection sociale collective, stratégie industrielle, emploi et chômage sont quelques-uns des thèmes traités dans la résolution adoptée.

L’accord national interprofessionnel «compétitivité - sécurisation» du 11 janvier 2013 a été une des questions au centre des débats.

Unanimement, le CCN a appuyé la décision du Bureau confédéral de ne pas signer cet accord, dangereux pour les droits sociaux, individuels et collectifs des salariés et plus qu’aléatoire pour les prétendus droits nouveaux. Comme l’explique le professeur Antoine Lyon-Caen, c’est la divergence entre le syndicalisme des droits sociaux et le syndicalisme du droit social.

Informations auprès des salariés, interventions auprès du gouvernement et des parlementaires sont en cours. Mais il faut aussi montrer publiquement notre désaccord, notre opposition à cet accord et à sa transposition en loi.

Ce sera le cas le 5 mars prochain, veille de la présentation du projet de loi en Conseil des ministres. Un appel commun à des rassemblements, manifestations et arrêts de travail, spécifiquement contre cet ANI et sa transposition, a été lancé le 8 février par les deux grandes confédérations non signataires, la CGT et Force Ouvrière. Vous le trouverez dans ce journal.

En agissant ainsi, nous disons ce que nous faisons et faisons ce que nous disons. Oui à l’action commune quand les revendications et les modalités d’action sont jugées efficaces.

Déjà l’avant-projet de loi rectifie quelques points, preuve que cet accord est mauvais et dangereux. Mais il reste beaucoup de points nocifs, dont toute la partie flexibilité qui sécurise les employeurs et fragilise les salariés.

Réussir le 5 mars, dans le respect de notre conception du syndicalisme libre et indépendant, tel est maintenant l’objectif.
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