InFOrmation syndicale

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11 mars 2013

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU FNEC-FP-FO

Plus d'une centaine de syndiqués se pressaient, le 7 janvier dernier, à l'assemblée générale annuelle de la FNEC-FP-FO 44, qui s'est tenue en présence de Hubert Raguin, secrétaire général de la fédération, et de Michel Le Roc'h, secrétaire-adjoint de l'Union Départementale Force Ouvrière.
Une dizaine de jours plus tôt, le 25 janvier, s'était tenu le congrès du SNUDI-FO, lui-même déjà marqué par une participation militante particulièrement forte : une cinquantaine d'instits et profs des écoles.

Cette poussée de la mobilisation, qui s'observe dans tous les syndicats Force Ouvrière de l'enseignement, n'est bien sûr pas sans lien avec le bras de fer engagé avec le ministre Peillon, pour le contraindre au retrait de son décret sur les rythmes scolaires et à l'abandon de son projet de loi sur la "refondation" de l'école.

D'autant qu'au train où vont les choses, le ministre navigue à vue, et à contre-courant, sur une mer de plus en plus houleuse, avec un fort risque de voir précipités aux abîmes le décret et le projet de loi contestés, et qui sait même peut-être, le capitaine du radeau de la Méduse.

Au cours de son exposé introductif aux débats, Hubert Raguin n'a d'ailleurs pas manqué de souligner la dynamique qui pousse toujours plus avant un rapport de force d'ores et déjà favorable à ceux qui défendent :

- l'Ecole de la République laïque une et indivisible, contre celle des "territoires" sous la houlette des notables politiques, des associations, des conseils d'école et autres nouvelles dames patronnesses de la "citoyenneté" de terrain,

- la transmission des savoirs ainsi que les "qualifications" reconnues par les conventions collectives, contre les fumeuses "compétences", lesquelles ont pour principale vertu de permettre aux employeurs d'embaucher et payer des personnels "compétents" ... en les rémunérant à leur guise, sans avoir à s'aligner sur les grilles salariales basées sur les "qualifications".

Le secrétaire général de la FNEC est bien sûr revenu sur l'ampleur de la grève des professeurs des écoles de la région parisienne contre les nouveaux "rythmes scolaires", le 22 janvier dernier. 90% de grévistes : sans antécédent dans les annales de l'Enseignement !

Il a décrit par ailleurs la levée de boucliers des maires, face aux charges financières induites pour les communes par la "réforme des rythmes scolaires", notant que l'Association des maires de France, l'AMF, sous la pression des élus municipaux, était elle-même conduite à mener une guérilla politico-juridique contre l'usine à gaz de Monsieur Peillon.

Il a dans ces conditions pronostiqué une grève massive, qui fera date, le 12 février.

Le présent numéro se trouve être bouclé et expédié à l'imprimeur la veille de cette journée du 12 février.

Mais, des informations remontant du terrain, tant au niveau de la Loire-Atlantique qu'au plan national, il résulte que le pronostic a toutes les chances de se voir confirmé.


Le rôle moteur de FO dans le renversement du rapport de forces

Pour faire passer ses projets destructeurs, le ministre tablait sur les vertus de la "démocratie participative", machine inventée pour accoucher le consensus et l'adhésion de la "société civile" et de ses "acteurs sociaux" aux "réformes" du législateur. Le fait est d'ailleurs, qu'au départ il y avait fort peu de voix, dans la "société civile", à vouloir faire avorter le "consensus" et crier à l'attentat contre l'Ecole de la République. Mais en menant partout, dans les établissements scolaires et auprès des élus locaux, une méthodique campagne d'explication, FO a remis les pendules à l'heure, et obligé chacune des autres organisations syndicales à choisir son camp... et à assumer ses choix devant ses propres adhérents.

La CFDT et l'UNSA se sont mises bien sûr au garde-à-vous ministériel.

Mais, en symétrie, s'est constitué un axe FO-CGT-SUD (rejoint par la CNT et la FAEN, et en Loire-Atlantique par le Syndicat des Etudiants Nantais), "axe" initiateur des grèves des 22 janvier et 12 février.

Ce qui a contraint la FSU, par peur du débordement, à prendre le train en marche, mais sur des bases distantes de "l'Intersyndicale".

L'UNSA, elle, a carrément explosé : outrepassant les consignes nationales, les ralliements à la grève du 12 février s'y sont multipliés.

D'où la conclusion de l'AG de la FNEC : l'heure est à battre le fer tant qu'il est (de plus en plus) chaud. Sans exclusive, mais sur la base de la plateforme FO/CGT/SUD/CNT/FAEN, la seule aujourd'hui exempte d'ambiguïtés.