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19 mars 2013

Économie sociale: «LE MEDEF NE VEUT PAS ABOUTIR À DES MESURES CONCRÈTES»

Trois questions à... Anne Baltazar, Secrétaire confédérale chargée de l’économie sociale

Comment avancent les discussions?
Je suis très déçue, nous en sommes à la cinquième réunion et nous n’avons toujours pas commencé à négocier! Pour l’instant, ça se résume à une liste de sujets. À chaque réunion, le MEDEF nous répète qu’avec la crise les entreprises n’accepteront aucune contrainte ni aucune charge complémentaire.
On dirait que l’objectif n’est pas d’aboutir à des mesures concrètes, mais seulement à des déclarations de bonnes intentions et gagner du temps.

Quels sont les enjeux essentiels pour FO?
Nous voulons déboucher sur des droits positifs pour les salariés. Dans la déclaration commune du 6 mars, nous nous sommes battus pour faire figurer le partage hommes-femmes des congés familiaux dans le texte final. C’est l’une de nos priorités. Sur la qualité de vie au travail, nous sommes très attachés à l’impact de l’organisation du travail sur la santé physique et mentale des salariés. FO vient de sortir un livre blanc sur la question. Plus globalement, nous ne voulons pas mettre en place un énième accord ni une supercharte, mais élaborer des indicateurs qui seraient repris par les branches pour faire émerger des objectifs concrets dans les entreprises.

Percevez-vous des dangers cachés dans cette négociation? 
Le MEDEF voudrait mettre à plat tous les accords existants et les fusionner dans un texte unique. Tout serait noyé dans un grand fourre-tout, à commencer par l’égalité, ce que nous refusons. Au passage, les employeurs risquent d’en profiter pour supprimer certaines négociations obligatoires. La CFDT se bat de son côté pour une redéfinition du droit d’expression directe des salariés dans l’entreprise. Il y a un risque de contournement des instances représentatives du personnel et des syndicats. Au contraire, nous voulons renforcer les CHS-CT. Plus globalement, les employeurs tentent de renvoyer les négociations directement à l’échelle des entreprises et non des branches. Ce serait la fin du collectif et de la norme protectrice.
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Article paru dans FO Hebdo 3066