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11 avril 2013

«FAITES CE QUE JE DIS, MAIS NE DITES PAS CE QUE JE FAIS»

Éditorial de Jean-Claude Mailly

Les députés ont commencé à débattre de la transposition de l’ANI en loi. Des modifications ou rectifications sont apportées mais le cœur du texte demeure, à savoir la flexibilité exigée et obtenue par le patronat. Raison pour laquelle nous demandons le retrait du projet, revendication que nous porterons lors des manifestations et rassemblements du 9 avril. 

Comme nous ne cessons de l’expliquer, on ne peut pas analyser ce texte en dehors du contexte général de la politique économique menée aux niveaux européen et national, à savoir l’austérité, dont il est une des expressions.

Une autre expression de cette austérité est la restriction des dépenses publiques et son impact sur les usagers. Sont en cause ici le changement de sigle de la RGPP devenue MAP, la poursuite de la diminution de la présence de l’État dans les départements avec la RéATE 2 et l’acte 3 de la décentralisation, qui risque de se traduire par une balkanisation du territoire républicain.

Les 6,5 milliards d’économies sur les collectivités territoriales, les 5 milliards d’économies nouvelles sur les dépenses de l’État sont loin d’égaler en montant les 50 milliards d’euros annuels affichés ces derniers jours en matière de fraude fiscale.

En quelque sorte, les grandes entreprises et les plus aisés échappent à l’impôt et ce sont les classes moyennes et défavorisées qui trinquent.

À part cela, certains ont même l’outrecuidance de considérer qu’il n’y a plus de classes sociales!

Ce sont les mêmes qui appellent à la rigueur et à l’austérité et qui font tout pour y échapper en protégeant leurs avoirs. Faites ce que je dis mais ne dites pas ce que je fais, telle semble être leur devise. C’est la même chose quand un ministre s’attaque à la fraude fiscale en s’y étant adonné auparavant.

Ce n’est pas une question d’individu mais une question de système. Tout cela ne fait que renforcer nos revendications et convictions pour combattre l’austérité en France et en Europe. Sortir de l’économie sacrificielle pour l’économie de progrès: tel est l’objectif que nous ne lâcherons pas. De la même manière, nous continuerons, conformément à nos principes et résolutions de congrès, à défendre la République et ses valeurs. Et de ce point de vue, l’échec du référendum en Alsace est un rayon de soleil: on peut être Alsacien et républicain, c’est ce que démontre ce résultat; la république des territoires ne doit pas se substituer au territoire républicain.