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30 mai 2013

LA CSI DÉNONCE L’INERTIE DES GOUVERNEMENTS DEVANT LES ACCIDENTS MORTELS DU TRAVAIL


Chaque année, près de deux millions de travailleurs meurent des suites d’une maladie professionnelle et près de 360.000 d’un accident du travail.


«L’année 2013 livre un bilan accablant en termes d’accidents du travail ayant entraîné la mort», dénonce la CSI (Confédération syndicale internationale) qui, le 28 avril dernier comme chaque année, a organisé avec l’OIT (Organisation internationale du travail) une «Journée internationale de commémoration des travailleurs morts et blessés au travail». Tragique ironie du sort, cinq jours auparavant un immeuble abritant plusieurs ateliers de confection s’était effondré à Savar, au Bangladesh, provoquant la mort de 550 ouvriers.

Pour la CSI, l’organisation d’une journée de commémoration internationale, marquée par diverses initiatives dans une centaine de pays (arrêts de travail, rassemblements, manifestations, sessions de formation...), a pour objectif d’attirer l’attention sur «le rôle crucial joué par les syndicats, une réglementation forte et l’application effective de la loi pour garantir des lieux de travail plus sûrs».

Selon les statistiques officielles, qui sous-évaluent la réalité, près d’un million de travailleurs et de travailleuses sont blessés chaque jour au travail. On compte chaque année 360.000 accidents du travail mortels, mais aussi près de deux millions de décès liés aux maladies professionnelles. Selon les estimations de l’OMS (Organisation mondiale de la santé), la présence d’amiante provoque encore le décès de quelque 107.000 personnes chaque année.

«Que font les gouvernements?»

«Que font les gouvernements? interroge et s’indigne Sharan Burrow, Secrétaire générale de la CSI. Ne se rendent-ils pas compte que quand des travailleurs sont amenés, jour après jour, à devoir choisir entre leur propre vie et la subsistance de leur famille, c’est d’un échec systémique qu’il s’agit?»

Le cas du Qatar, où se déroulera la Coupe du monde de 2022, est mis en avant par la CSI pour démontrer à quel point l’existence de syndicats est déterminante pour combattre l’insécurité au travail. Dans ce pays où les travailleurs migrants ne jouissent d’aucun droit, surtout pas celui de se syndiquer, des centaines d’entre eux perdent leur vie chaque année en travaillant et le bilan des morts et des blessés ne cesse de s’alourdir au fur et à mesure que s’intensifient les préparatifs de la Coupe du monde.

Mais la situation dans les pays les plus développés, y compris en termes de réglementation, est loin d’être satisfaisante. Au nom de la compétitivité, mais aussi de la réduction du déficit public, constate la CSI, les gouvernements imposent des plans d’austérité qui affaiblissent progressivement des instruments de régulation vitaux pour la protection des travailleurs et de leurs familles. «Au lieu de procéder à des coupes drastiques dans les prestations sociales et les services publics, conclut Sharan Burrow, les dirigeants devraient accorder plus d’attention aux pertes phénoménales encourues par l’État lorsqu’il permet à ce massacre de perdurer et privilégier la prévention et l’application effective d’une réglementation robuste en matière de santé et de sécurité.»
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Article paru dans FO Hebdo 3075