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23 mai 2013

RETRAITES: LA VIEILLE ANTIENNE LIBÉRALE

Éditorial de Jean-Claude Mailly

La France est «officiellement» entrée en récession, avec deux  trimestres consécutifs où l’activité économique a chuté de 0,2%. L’Insee a par ailleurs revu à la baisse la chute du pouvoir d’achat des ménages en 2012 (- 0,9%) et de la consommation (-0,4%). 

Au niveau européen, la récession se poursuit également. 

Ces chiffres démontrent ce que nous expliquons depuis longtemps: l’austérité tue la croissance, l’emploi, le pouvoir d’achat et la consommation.

Il faut donc en sortir, tant au niveau des pays qu’au niveau européen et reprendre la main sur la censure des marchés financiers.

Cela justifie ainsi pleinement nos positions et revendications, qu’il s’agisse de l’augmentation des salaires, de la protection sociale collective, des retraites, de la politique industrielle et de l’avenir du service public républicain.

Il ne faut pas sortir d’une grande école pour comprendre que la baisse du pouvoir d’achat et l’augmentation du chômage percutent, par ailleurs, fortement les recettes en matière de retraite.

Le répit de deux ans accordé par la Commission européenne s’accompagne d’engagements du gouvernement à poursuivre ou à mettre en œuvre des reformes dites structurelles pour réduire à 3% le déficit budgétaire.

Ainsi, lorsque le président de la République annonce des objectifs au niveau européen, cela continue à se situer dans le cadre du pacte budgétaire européen à l’origine de l’austérité et de la récession dans la zone euro.

Si les États-Unis et le Japon semblent renouer avec la croissance ce n’est pas en suivant la logique monétariste, mais avec un rôle de relance de leurs banques centrales. De même, quand sont annoncés des projets d’investissement pour l’avenir, voulant ainsi renouer avec le rôle de l’État, cela bute sur la réduction des dépenses publiques et l’affaiblissement, voire la disparition de services et compétences scientifiques et techniques.

Quant au dossier retraites, le président de la République a repris la vieille antienne libérale selon laquelle l’espérance de vie augmentant, on doit travailler plus longtemps. Alors que l’espérance de vie en bonne santé diminue et que les régimes sont victimes avant toute chose de l’austérité.

Comment ne pas penser, dans ces conditions, que la conférence sociale de juin ne sera pas l’objet de tensions?