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28 mai 2013

Salaires : LES GRÈVES D’AVERTISSEMENT DES MÉTALLOS ALLEMANDS ONT PAYÉ

Au terme de négociations difficiles, ponctuées de grèves d’avertissement particulièrement massives, le patronat de la métallurgie allemande et le syndicat IG Metall ont trouvé un accord sur une hausse des salaires dans la nuit du 14 au 15 mai.

Les salaires des 3,7 millions de métallos allemands augmenteront en deux temps. La première hausse de 3,4% s’appliquera à compter du 1er juillet 2013 et la seconde de 2,2% au 1er mai 2014, soit au total 5,6% sur vingt mois.

Le syndicat IG Metall revendiquait une augmentation de 5,5%, mais en un an. La fédération patronale Gesamtmetall, qui à l’origine ne voulait pas déroger de sa proposition de 2,3% sur onze mois, avait fini par annoncer, deux jours avant la conclusion de l’accord, qu’un étalement dans le temps pourrait constituer une base de compromis.

CEUX DE VOLKSWAGEN DANS LE COUP

Il faut dire qu’entre-temps, 400.000 métallos avaient cessé le travail au cours de grèves d’avertissement tournantes (chez Daimler, Bombardier, Nexans...) organisées entre le 1er et le 8 mai et que le syndicat IG Metall avait menacé d’appeler à une grève dure de l’ensemble du secteur, ce qui n’est pas arrivé depuis onze ans.

De surcroît, signe des temps, près de 50.000 salariés de Volkswagen, dont la plupart n’étaient pourtant pas directement concernés par les négociations, se sont mobilisés. De manière le plus souvent spontanée, ils se sont rassemblés aux portes des usines et ont cessé le travail pendant quelques heures le 14 mai, veille de la négociation de la dernière chance, avant que IG Metall ne mette ses menaces à exécution en appelant à une grève d’ampleur nationale. Cette mobilisation est d’autant plus significative que la majorité des salariés de Volkswagen ne sont plus couverts depuis 1993 par les négociations de branche, mais par un accord d’entreprise négocié séparément chaque année entre IG Metall et la direction du groupe automobile. La négociation en question est actuellement en cours et les salariés de Volkswagen revendiquent eux aussi 5,5% d’augmentation.

Mais à la différence des autres métallos, ils sont théoriquement tenus d’attendre l’expiration de l’accord en vigueur pour se mettre en grève, même pour quelques heures. «Les sites de Volkswagen ont envoyé un avertissement clair à la direction du plus grand constructeur automobile européen», a souligné le négociateur d’IG Metall au sein du groupe.
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Article paru dans FO Hebdo 3076