InFOrmation syndicale

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04 juin 2013

LES SAGES-FEMMES DANS LA RUE

Le 22 mai, à l’appel de leurs organisations syndicales FO, CGT, UNSA et SUD, les sages-femmes de la fonction publique étaient dans l’action un peu partout en France.


À Paris, un rassemblement régional s’est tenu devant le ministère de la santé. L’objet du mouvement, très suivi avec, par exemple, 83% de grévistes dans le Nord Pas-de-Calais ou 98% en Languedoc-Roussillon: obtenir l’ouverture de négociations avec le ministère sur la refonte des grilles indiciaires, la reconnaissance de leur niveau d’étude et la valorisation de leur exercice professionnel. «Pour Force Ouvrière, la revendication salariale est prioritaire, mais nous portons bien entendu toutes les revendications de ces professionnelles, indique Denis Basset, secrétaire fédéral à la Fédération FO des Services publics et de Santé (SPS FO). Il est anormal que cette filière n’ait pas été revalorisée depuis plus de dix ans.»

UNE PROFESSION SOUS-RÉMUNÉRÉE

Le salaire mensuel net d’une sage-femme hospitalière est de 1.560 euros en début de carrière, et elle devra attendre d’avoir cumulé vingt-cinq ans de carrière pour toucher 2.840 euros net. Les sages-femmes sont très mal rémunérées si l’on considère la durée des études supérieures nécessaires à l’obtention du diplôme (cinq ans), leurs compétences et la responsabilité médicale qui est la leur. Ces quelque 20.000 professionnelles, dont environ la moitié exerce dans la fonction publique hospitalière, assurent 80% des accouchements en France. Elles sont en outre chargées du suivi médical des femmes avant et après la grossesse, du suivi gynécologique en dehors de la grossesse (pose de stérilet, contraception…), ainsi que de l’éducation à la contraception.

Le 22 mai, la délégation syndicale reçue au ministère de la Santé a obtenu la promesse d’une ouverture de négociation. Seulement, le gouvernement n’a pas fixé de date. C’est pourquoi les syndicats, qui exigent une première réunion de négociation courant juin, veulent une réponse au plus tard lors d’un Conseil supérieur de la fonction publique hospitalière, prévu le 6 juin. Sans quoi la mobilisation montera d’un cran, ont-ils prévenu.
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Article paru dans FO Hebdo 3077