InFOrmation syndicale

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20 décembre 2013

BRISER L'AXE FO/CGT POUR EMPÊCHER LA GRÈVE GÉNÉRALE ?

Les tentatives multiples et variées pour briser l'axe FO/CGT de résistance à la politique gouvernementale dictée par l'Union européenne ne mobilisent pas les foules. Elles font flop les unes après les autres. Cependant elles ne doivent pas être sous-estimées. Il faut les examiner à la loupe car elles vont proliférer. 

Le pays est au bord de la déflagration sociale. L'exaspération de la classe ouvrière, qui n'en peut plus de subir l'austérité, le pillage de ses conquêtes sociales et la démolition systématique de ses droits, est explosive. Les rapports confidentiels mensuels des casquettes de la République sont alarmistes. Dans leur langage convenu, les Préfets soulignent que l'avalanche des plans sociaux "gonfle le mécontentement". Ils constatent "une colère diffuse" entretenue par la contre-réforme des retraites, la baisse du pouvoir d'achat et le pillage fiscal "sans que jamais elle ne s'exprime de manière unifiée"...
En d'autres termes, on est au bord de la grève générale !
Il faut donc faire diversion, allumer des contre-feux, tendre des pièges pour empêcher que la classe ouvrière "exprime de manière unifiée" ses revendications...
Dans un premier temps, la CFDT a eu certes l'habileté de ne pas choisir entre, d'un côté la manifestation du 2 novembre à Quimper à l'initiative de 30 patrons bonnets rouges signataires de "l'appel de Pontivy" (1) avec les autonomistes bretons partisans de l'Europe des régions (2), et, de l'autre, la "contre-manif" politico-syndicale pro-gouvernementale CGT/FSU/Solidaires/Verts/Front de Gauche de Carhaix.
Dans un deuxième temps, elle se porta en tête de la manoeuvre, avec la complicité du gouvernement, pour revendiquer un "pacte social" annexé au "pacte d'avenir" pour la Bretagne. Bref, le corporatisme... Mais les manifs "bretonnes" convoquées par Berger et Le Paon le 23 novembre firent flop.
Qu'à cela ne tienne ! Dans la foulée nos deux compères essayant l'antiracisme, nous convoquent (3) pour une manifestation politico-syndicale, le 30 novembre, avec à sa tête le premier secrétaire du PS ... Reflop!
Pour autant, des tombereaux de sermons culpabilisateurs ultra-médiatisés ne nous ont pas été épargnés. Le germe du racisme, il est dans le dumping social généralisé par l'Union européenne. Près de 400 000  travailleurs "détachés" polonais, baltes, espagnols etc. sont actuellement émigrés en France au nom de la "libre circulation des personnes". Ce gigantesque trafic de main d'oeuvre est organisé par la directive européenne 96/71/CE. Se prétendre anti-raciste et ne pas exiger son abrogation est pure hypocrisie...
Quant à nous, sachant qu'on ne peut être à la fois "gouvernants et gouvernés" comme se plaisait à le répéter André Bergeron, et nous "cantonnant à la défense des intérêts particuliers des salariés" comme le voulait Robert Bothereau, nous nous rassemblerons le 29 janvier à Paris pour aider à l'action générale commune pour les revendications.
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JA

1- Les 30 signataires sont liés à l'"Institut de Locarn" - lobby obscurantiste ethniciste et élitiste d'hommes d'affaires. Fondé en 1994 sous la houlette de l'Opus Dei.
2- La dite "Europe des régions" (article 13 du Traité de Maastricht) devant s'édifier sur les décombres des Etats-nations.
3- La lettre de "convocation" est hallucinante. Elle se revendique de "l'intérêt général" dont on sait que c'est "l'intérêt du capital"! A côté, Thibault-Chérèque n'auraient-ils été que des enfants de choeur ?