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13 décembre 2013

LES ROUTIERS MANIFESTENT POUR LEURS SALAIRES ET LEURS RETRAITES

Article paru dans FO Hebdo 3097

Pour cette fois, ils n’organisaient pas de blocages de dépôts ni de routes. Les rassemblements de routiers du 3 décembre, à l’appel des fédérations du transport FO, CGT, CFDT, CFTC et du syndicat CGC, se voulaient «un premier coup de semonce». 

Avec un double objectif: en finir avec la smicardisation de la profession, notamment par une augmentation immédiate de 5% au minimum, et défendre le Congé de fin d’activité (CFA) qui permet, au titre de la pénibilité, aux routiers de partir dès cinquante-sept ans avec 75% de leur salaire. «La crise ne doit pas servir d’alibi» à des employeurs qui «paupérisent les salariés des transports», soulignent les fédérations dans un communiqué commun en date du 11 novembre.

35 CENTIMES DE PLUS QUE LE SMIC ET 200 HEURES DE TRAVAIL PAR MOIS 

À l’heure actuelle, le taux horaire du coefficient le plus élevé de la grille salariale du transport routier de marchandises ne dépasse pas 9,78 euros, soit, en tout et pour tout, 35 centimes d’euro de plus que le SMIC. Dans ces conditions, la proposition patronale d’une augmentation de 0,5% est tout simplement «indécente», dénonce Patrice Clos, Secrétaire général de la Fédération FO des Transports. La deuxième revendication des routiers, à savoir la défense du congé de fin d’activité, est tout aussi vitale dans une profession à très haute pénibilité, avec un temps de travail mensuel moyen de 180 à 200 heures et pouvant atteindre jusqu’à 300 heures, dans la mesure où de plus en plus d’entreprises n’hésitent pas à frauder. Alors que le CFA a déjà été remis en cause en 2011, lorsque l’âge requis pour y prétendre est passé de cinquante-cinq à cinquante-sept ans, son existence est aujourd’hui menacée dans la mesure où les employeurs refusent d’augmenter les cotisations de 2% à 2,8% pour assurer la pérennité du système.

Site internet de la Fédération FO des Transports