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10 mars 2014

Pour en finir avec la baisse des salaires et les attaques contre les droits et acquis sociaux

par JA

Le CICE ( crédit d'impôt compétitivité emploi ) a été mis en oeuvre au 1er janvier 2013. Il consiste à baisser le coût du travail de 4%. Bilan : la "courbe du chômage" ne s'est pas inversée. Au contraire, les vagues de licenciements ont succédé aux vagues de licenciements.
Par contre les patrons ont pris l'oseille pour "améliorer leurs marges", c'est à dire, pour parler trivialement, empocher une augmentation de 17,99% du CAC 40 en un an, alors que leurs rémunérations n'ont cessé d'exploser. ( En 2013 un grand patron des 120 plus grosses sociétés françaises a gagné en moyenne 3 millions d'euros, plus de 2000 fois le SMIC mensuel ! )

Jugeant le magot insuffisant pour "la compétitivité et l'emploi"... des patrons, le chef de l'Etat a donc servilement décidé d'une nouvelle baisse du coût du travail, qui ne soit pas financée cette fois par une augmentation des impôts des salariés-contribuables, comme la TVA, mais par l'amputation pure et simple d'une partie des salaires -partie dite "différée"- pour un montant de 30 milliards, représentant la cotisation pour les allocations familiales.
C'est le "pacte de responsabilité" promis au patronat pour 2014 en échange du "dialogue social" avec les syndicats chargés de "négocier" des "contre-parties", sachant, cela va sans dire, qu'on ne touchera pas aux "marges" patronales ...

Au bal des hypocrites, on nous a servi alors un véritable "jeu de rôles", comme l'a dénoncé Jean-Caude Mailly. Gattaz a fait du Gattaz dans le style "Je t'aime moi non plus", Hollande a pris la posture du singe de la fable, joueur de passe-passe, et Berger a entonné le cantique de l'Eternel : " Je ne manquerai de rien" ... ni de contre-parties." Quant à Le Paon, il voudra bien jouer les Sganarelle.

Mais tout le monde redoute que la pièce fasse un gros bide. Dans les coulisses les acteurs ont le trac. C'est le stress général, commente la presse.
D'autant que le public n'entend pas rester spectateur...
Plus sérieusement, les "acteurs" redoutent que le 18 mars ne soit pas une énième "journée d'actions" de protestation contre l'austérité.

La grève générale interprofessionnelle et les manifestations du 18 mars, prenant appui sur l'axe de résistance FO-CGT, peuvent en effet servir de tremplin à la mobilisation générale pour balayer le projet de "pacte de responsabilité", en finir avec la baisse des salaires et toutes les attaques contre les droits et acquis sociaux, dont la Sécu.

Cela dépend en grande partie de nous.