InFOrmation syndicale

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05 mai 2014

AG de l’Union Départementale des Retraités Force Ouvrière - 10 avril 2014


L’assemblée générale annuelle de l’Union Départementale des Retraités Force Ouvrière (UDR) a rassemblé près d’une centaine de syndiqués le 10 avril dernier. 
Elle s’est déroulée en présence de Bruno Cailleteau, secrétaire-adjoint de l’UD. On lira ci-dessous quelques extraits de la résolution votée à l’unanimité des participants.

L’ AG de l’UDR se tient au lendemain du discours de Manuel Valls, poursuivant, en l’aggravant, le pacte de responsabilité Hollande–MEDEFDT axé sur la baisse du coût du travail pourtant massivement rejeté, mais aussi le plan d’économies de 50 milliards d’ici 2017 sur les dépenses Publiques (Etat - collectivités territoriales - Protection sociale collective), au nom de la lutte contre les déficits publics exigée par les traités européens et le capital financier.

Pouvoir d’achat des retraités
La hausse de la TVA depuis le 1er janvier 2014 pour financer le Crédit d’impôt compétitivité à hauteur de 20 milliards d’euros au profit des entreprises impacte le pouvoir d’achat des retraités comme celui des salariés et des chômeurs et s’ajoute à l’augmentation continuelle des prix des produits de première nécessité.
Le recul dès cette année de la revalorisation des pensions et retraites au 1er octobre (...) va encore plomber le pouvoir d’achat des retraités alors même que le montant des pensions est déjà amputé de 0,3% au titre de la Contribution additionnelle pour l’Autonomie ( CASA) qui n’est, à ce jour, pas utilisée à cet effet.
La fiscalisation des majorations pour les assurés ayant eu au moins 3 enfants entraîne à nouveau  l’imposition de nombreux retraités qui en étaient exemptés jusqu’alors, ce qui va aboutir à être assujettis à une CSG à 6,50% au lieu de 3,8 % .

Mais le pire risque d’être à venir, car le financement des nouveaux  cadeaux faits au patronat tout comme  le plan de 50 milliards d’économies sur les dépenses publiques n’est pas encore annoncé . (...)

La protection sociale collective en danger
En plus des exonérations de cotisations dont les employeurs bénéficient de la part de tous les gouvernements au rythme de 30 milliards chaque année, le gouvernement veut spolier la branche famille des cotisations patronales à hauteur de 30 milliards d’euros, et supprimer toute cotisation sociale (y compris, pour la première fois de l’Histoire, les cotisations accidents du travail) au niveau du SMIC.  Les nouvelles annonces du gouvernement portent un  nouveau coup contre notre protection sociale.
L’Assemblée Générale (...) refuse donc tout transfert du financement sur l’impôt, la TVA, ou la CSG, ce qui reviendrait à un transfert massif au détriment des salariés actifs et retraités.
(...) Elle exige le maintien de la retraite par répartition, du Code des pensions civiles et militaires et des régimes spéciaux, et l’abrogation de toutes  les  contre -réformes  des retraites depuis 1993.
L’AG condamne toutes les mesures qui accentuent les inégalités dans l’accès aux soins, augmentent les «restes à charge» et sont profondément  injustes envers les assurés les plus malades.
Cette politique entraîne un transfert des coûts sur les organismes de couverture santé complémentaire, qui répercutent cette charge sur le montant des cotisations. Cette politique remet en cause les principes fondateurs de la Sécurité Sociale auxquels nous sommes attachés.

Prise en charge de la perte d’autonomie 
Au moment où le gouvernement annonce un nouveau plan d’austérité (...), il entend légiférer, non sur la prise en charge de la perte d’autonomie, mais sur «l’adaptation de la société au vieillissement de la population».
(...)L’AG revendique la prise en charge pérenne et solidaire de la perte d’autonomie dans le cadre de la Sécurité Sociale, des droits pour tous et non des aides sociales. C’est pourquoi elle revendique l’abrogation de la taxe de 0,3%  (CASA) véritable spoliation des retraités : 1,2 milliards prélevé et seulement 100 millions redistribués en 2014. Elle exige la réduction effective des «restes à charge» tant en cas de maintien à domicile qu’en hébergement en établissement par la hausse des plans d’aide et donc de l’APA.
L’Assemblée générale s’inquiète du recours massif au secteur associatif et au bénévolat pour pallier le manque de moyens des échelons locaux de l’aide sociale au détriment des professionnels formés à la perte d’autonomie. Elle s’inquiète de la présence importante d’associations à vocation confessionnelle mettant en cause la neutralité du dispositif contre l’isolement des personnes âgées (MONALISA).
Aussi l’Assemblée générale revendique le relèvement du taux d’encadrement des résidents en EHPAD au ratio 1/1 net du nombre de professionnels de santé et médico-social, avec embauche de professionnels formés et correctement rémunérés.


(...) L’AG avait appellé tous les retraités à participer aux meetings Force Ouvrière en Loire-Atlantique, le 1er mai 2014.