InFOrmation syndicale

Vacances de FO44.ORG, du 22 décembre 2017 au 8 janvier 2018

26 février 2015

Grève reconductible gagnante des municipaux de Malville


Depuis 2009, le maire de Malville s'est distingué par son autoritarisme dans ses relations avec les personnels municipaux (une quarantaine d'agents aujourd'hui), qui ont vite eu l'impression de faire l'objet d'un "management à la cravache". "Impression", qui est vite devenue certitude insupportable, les ukases s'accompagnant de leur lot coutumier d'agressions verbales.
D'où la multiplication des alertes syndicales, de FO en particulier, en direction du maire lui-même, des conseillers municipaux, et également de la médecine du travail. Laquelle initia un audit sur les "risques psychosociaux", avec mise en place d'une "cellule" ad-hoc.  

Mais droit dans ses bottes, le maire de la commune ne changea pas d'un iota ses comportements,   croyant, entre autres, pouvoir se le permettre au vu de l'apathie sur ce sujet _pourtant "sensible" _ d'une majorité silencieuse de conseillers municipaux.

Ce faisant Monsieur le maire commettait une erreur : il sous-estimait la détermination et la capacité de mobilisation du syndicat Force Ouvrière des territoriaux de Malville, soutenu tant par l'Union Locale FO de Saint-Nazaire que par notre Fédération départementale des services publics.

En mai 2014, suite à une nouvelle série d'incidents donnant lieu à grève et manifestation, Fabrice Bouron, le secrétaire de la "branche territoriale" de cette dernière, avait pourtant mis les points sur les "i" : «On avait prévenu qu’on reprendrait l’action au moindre dérapage».
... Lequel survint en inauguration de l'année 2015, le 9 janvier dernier, où l'édile manager à la cravache se livra à une floraison de nouvelles incartades.

La sanction de 2 journées de grève :  le maire dessaisi des relations avec le personnel 

A l'appel de FO la riposte fut immédiate : la grève reconductible à compter du lundi 12 janvier.

Grève massivement reconduite le soir-même, car le maire, ne se contentant pas de demeurer inflexible, s'exerçait de surcroît à fanfaronner, déclarant ainsi à Ouest-France (édition du 12 janvier)  "avoir pris connaissance du préavis de grève déposé, (...) mais ne pas connaître les éléments pour savoir le pourquoi du comment".

Au soir de la seconde journée de grève reconductible des agents municipaux (forts, qui plus est,  d'une pétition de soutien massivement signée des habitants, dont notamment de parents d'élèves aux portes des écoles), M. le Maire a vu "le pourquoi du comment" lui dégringoler sur le crâne : un bureau municipal exceptionnel l'a déchu de son pouvoir relationnel avec les agents communaux et transféré la charge de cette mission au premier  adjoint assisté de deux autres élus. Des rencontres bilatérales à intervalles réguliers avec les représentants du personnel ont de plus été  décidées.
Ces dispositions font l'objet d'un relevé de conclusions écrit, dont FO a pris acte, ... tout en demeurant vigilant sur les suites de la mise en oeuvre du dispositif.