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17 juin 2016

FO Transports : «Le recul du gouvernement sur les heures supplémentaires est un point d’appui»

Entrevue parue dans L'Ouest-Syndicaliste n°667
Interview de Miguel Cortès, Trésorier FO Transports 44, Franck Clouet, secrétaire-adjoint FO Transports 44 et Pascal Bodin, membre du bureau FO Transports 44.


Du 16 au 19 mai derniers, les syndicats CGT-FO et CGT des transporteurs routiers ont appelé en commun à la grève pour le retrait du projet de "Loi Travail" et ont mis en place un barrage filtrant sur la zone industrielle de La Belle Etoile à Carquefou. Pouvez-vous rappeler des éléments de contexte ?

Il s'agissait d'une initiative commune de notre syndicat départemental avec la CGT. Déjà, le 28 avril, dans le cadre de la grève interprofessionnelle, nous avions mis en place ensemble un barrage filtrant sur le même secteur, afin de diffuser massivement un tract pour le retrait du projet de loi El Khomri. Nous nous sommes réunis à nouveau et avons décidé d'une nouvelle action commune. Dans le cadre de l'appel à la grève reconductible des fédérations CGT et CGT-Force ouvrière, nous avons donc mis en place un nouveau barrage filtrant avec blocage total des camions, à compter du 16 mai à 22h00.


Comment la grève et ce blocage se sont concrètement organisés sur place ?

Nous avons tenu simultanément 9 piquets de grève : 6 ronds-points et 3 stops. Nous tenons d'ailleurs à remercier les camarades de l'interprofessionnel, notamment de Quo Vadis et de Système U, pour l'aide qu'ils nous ont apportée. Une à deux fois par jour, nous tenions une assemblée générale des grévistes destinée à définir la suite de l'action. C'est à l'unanimité que nous avons décidé en AG de lever le barrage, notamment pour des raisons d'insalubrité et pour permettre aux salariés bloqués de retrouver leurs familles.


Quand je suis venu sur le piquet, j'ai ressenti le soutien des routiers bloqués. Qu'en pensez-vous ?

C’est vrai. Au final, il y a eu très peu de tensions, qui ont été le fait d'individus isolés. Il y a eu tout de même deux blessés le mardi matin, suite à l'agression par un petit patron archi-violent de deux syndicalistes. Une opération de blocage ou de barrage filtrant comprend toujours des risques, mais il est vrai que les collègues nous ont  globalement soutenus.


Quel bilan tirez-vous de ce mouvement de grève et de ce blocage ?

Tout d'abord, le premier point positif est que le gouvernement a lâché sur les heures supplémentaires concernant la convention collective du transport. On reste à une majoration de 25% et c'est un encouragement pour la suite. L'autre point important, c'est la solidité du cadre d'unité FO et CGT et les liens d'amitié qui ont pu se créer entre les camarades de ces deux syndicats.


Comment envisagez-vous la suite ?

Le recul du gouvernement sur les heures supplémentaires est un point d'appui pour obtenir le retrait du projet de loi. Le 10 juin prochain, l'euro de football commence en France : la question de la grève reconductible avec blocage, notamment des centrales d'achat, se pose à nouveau. Par ailleurs, la montée à Paris le 14 juin est pour nous essentielle. Nous nous engagerons à notre niveau pour en assurer la réussite.