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17 juin 2016

Rémunération des enseignants et enfumage du gouvernement

L’annonce gouvernementale fait grand bruit : les salaires de l’ensemble des enseignants seraient globalement augmentés d’ici 2020, dans la cadre du protocole Parcours professionnels, Carrières et Rémunérations (PPCR). 
Ce dernier avait été imposé par le gouvernement en dépit de ses engagements (49.3 social) : ce texte n’avait en effet pas recueilli la signature des organisations syndicales représentant au moins 50 % des  agents des trois versants de la fonction publique.

La vérité sur PPCR : Une augmentation là où il n’y en a pas !
Le syndicat national Force ouvrière des lycées et collèges (SNFOLC) dénonce une opération de communication honteuse et un enfumage de la part du gouvernement. Car ce dernier vend une augmentation de salaire... là où il n’y en a pas. Prenons l’exemple d’un professeur certifié classe normale (11ème échelon).

Sur le plan indiciaire :
Le gouvernement annonce une augmentation de 15 points d’indice. Or, 9 de ces 15 points d’indice résultent d’un transfert sans contrepartie du régime indemnitaire vers le traitement indiciaire. Ainsi, l’augmentation réelle est de 6 points d’indice, soit 28,00 € environ au bas de la fiche de paie.
Parallèlement, la retenue pour pension passe d’ici 2020 de 7,85% à 11,10%. Cela représente une perte de 104,00 € bruts par mois pour l’enseignant.

Sur le plan du déroulement de carrière :
En 2010, un enseignant débutait sa carrière au 3e échelon à l’indice 432. En 2017, avec PPCR, il débutera sa carrière au 1er échelon, à l’indice... 390 ! Par ailleurs, l’avancement des carrières sera ralenti. Il existe aujourd’hui 3 cadences d’avancement : 20 ans, 26 ans et 30 ans pour atteindre les plafonds de la classe normale. Le gouvernement annonce que la cadence de 20 ans, qui représente tout de même 30 % des agents, sera repoussée à 24 ans...

L’évaluation par le chef d’établissement contre l’unité du corps enseignant :
Face à la mobilisation des professeurs et de leurs organisations syndicales, le décret Chatel avait été abrogé en 2012, dans les premiers mois de la présidence de François Hollande... C’est pourtant bien cette même disposition que le gouvernement Hollande/Valls veut mettre en place. Le chef d’établissement pourrait ainsi décider de l’accélération ou non de la carrière de l’enseignant, en prenant notamment en compte l’engagement de celui-ci dans la mise en place des «réformes» pourtant rejetée par la majorité.


Les annonces PPCR ne rétablissent pas les salaires et le SNFOLC réaffirme ses revendications : 8% d'augmentation du point d'indice et 50 points supplémentaires.