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29 juin 2017

STX : Macron vante l’accord mis en échec par FO

Contribution de Nathalie Durand-Prinborgne, Secrétaire de la section FO STX France

Mercredi 31 mai dernier, à l’occasion de la livraison du paquebot Meraviglia à l’armateur MSC, le nouveau président Emmanuel Macron se déplaçait sur notre site de STX France.
Pendant que les organisations syndicales étaient reçues une par une, il faisait un discours dans lequel il vantait les bienfaits de l’accord dit de compétitivité, signé en 2014 par la CFDT et la CFE-CGC, devant une assemblée quasiment constituée de cadres. Il déclarait : « Cette réussite, c'est votre travail. On a dit que j'avais sauvé STX, c'est faux. Vous avez sauvé STX France. Lorsque j'étais en poste au ministère de l'économie, vous avez conclu un accord d’entreprise inédit, qui était difficile. Vous avez montré ce visage que je veux de l'industrie, celui de la responsabilité partagée. C’est exactement l’esprit de la réforme que le gouvernement est en train de conduire… C’est cela que je veux pouvoir généraliser ».

Pour rappel, en Avril 2013, la Direction de STX France décidait d’ouvrir une « négociation pour un pacte social pour la compétitivité », dont l’une des mesures phares était la mise en œuvre du travail gratuit (20 min de plus par jour non payées !). La Direction de STX avait l’appui de la CFDT et de la CFE-CGC.
En refusant le « travail gratuit » et en s’appuyant sur les travailleurs du chantier naval, mobilisés à plusieurs reprises dans des débrayages et grèves de 24 heures durant plusieurs mois et en août 2013, FO a mis en échec le projet de la direction.

Par la suite, lors des élections professionnelles d’octobre 2013, la direction subissait une nouvelle défaite, puisque FO et CGT obtenaient  une majorité de 53%.

Quand E. Macron a pris en référence l’accord de «  compétitivité » du chantier naval, il n’a pas caché ce qu’il veut faire avec sa « réforme » du Code du Travail.

Mais à Saint-Nazaire, les travailleurs avec FO, en ayant mis à mal cet accord, ont démontré que rien n’est jamais acquis et que nous obtenons des avancées par la lutte.