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02 avril 2018

Education nationale: Défense du baccalauréat

140 militants ont participé à l’assemblée plénière de la section de Loire-Atlantique de la Fédération nationale de l’enseignement, de la Culture et de la Formation professionnelle Force ouvrière (FNEC-FP FO). 

Cette dernière s’est notamment déroulée en présence d’édith Bouratchik, secrétaire générale du Syndicat national FO des Lycées et Collèges (SNFOLC), de Clément Poullet, secrétaire fédéral de la FNEC-FP FO, et de Michel Le Roc’h, secrétaire général de l’Union départementale CGT-FO de Loire-Atlantique.


Que contient le projet de « réforme du lycée », présenté par Jean-Michel Blanquer, le 14 février dernier, à l’issue du Conseil des Ministres ?
(Extraits du communiqué du SNFOLC)

- D’un baccalauréat premier grade universitaire à un examen local : En Terminale, seules 4 épreuves terminales sont conservées : deux au printemps correspondant au parcours choisi, et deux fin juin, philosophie et oral de « maturité » de 20 minutes. Il se déroulerait devant un jury composé de deux enseignants et d’une personnalité extérieure. Cette réduction drastique du nombre d’épreuves nationales permet selon le rapport Mathiot d’économiser sur les épreuves entre 50 et 100 millions d’euros et un milliard en juin. (...)

- D’un baccalauréat qui permet d’entrer dans la filière de son choix vers un modèle DNB: (...) Exit les épreuves anonymes, nationales, ponctuelles qui donnent au baccalauréat la possibilité de s’inscrire dans la filière de son choix. Le contrôle continu pour 40%, [et] 10% pour la prise en compte du bulletin scolaire sur deux années, c’est tout simplement un bac maison, une pression sans précédent sur les personnels, des choix locaux d’épreuves, une augmentation considérable de la charge de travail, le bac du lycée X contre le bac du lycée Y. Qui peut penser que tous les baccalauréats auront la même valeur, alors que les universités sont sommées de trier les résultats des élèves pour dire « oui », « oui si », « en attente », pour obtenir une filière ?

- Alerte rouge sur les disciplines et les postes avec un cycle terminal allégé : Avec la fin des séries de la filière générale, et le règne des parcours individuels, ce sont des disciplines remises en cause. Le tronc commun de 16 heures en Première et 15h30 en Terminale comprend le français (4h en Première), la philosophie (4h en Terminale), l’histoire-géographie/EMC (3h30), les LV1 et LV2 (4h30/4h), l’EPS (2h), humanités scientifiques et numériques (2h). Des disciplines en tant que telles disparaissent purement et simplement du tronc commun : SES, mathématiques, physique-chimie et SVT. L’élève de 1ère a le choix de composer son parcours en ajoutant trois disciplines parmi onze en Première, et deux en Terminale (…). Quatre heures par discipline en Première, et 6 heures en Terminale. In fine, le choix des élèves détermine le nombre d’heures et de postes dans un établissement. Les enseignants vont-ils devoir se vendre pour conserver leurs heures, leur poste, leur discipline ?

- Basculement de l’école de la République et de l’Université : Depuis plusieurs mois, la FNEC FP-FO, la FSU, la FERC-CGT, Solidaires, et les organisations de jeunesses UNEF, Solidaires Etudiants, SGL, UNL, UNL-SD réaffirment : maintien du baccalauréat comme diplôme national et premier grade universitaire, abandon du projet de loi sur le 1er cycle post-bac et du plan Etudiants. Réforme du lycée, bac maison, Parcoursup, disciplines, statut, postes : tout est lié ! (...) Les déclarations du Premier ministre les 1er et 9 février, concernant tant l’explosion du statut général de la fonction publique, l’individualisation du salaire, la généralisation de l’emploi contractuel, la suppression de 120 000 postes, d’une part ; d’autre part, la mise en place d’un statut d’apprenti jusqu’à 30 ans en lieu et place d’un CDI confirment, comme pour les ordonnances Macron, que ce ne sont plus les droits collectifs et protecteurs qui sont la règle, mais que le monde du non droit est en marche.
Le SNFOLC, avec la FNEC FP-FO avaient appelle tous les personnels à organiser les assemblées générales dans les établissements scolaires pour décider et préparer la grève et les manifestations le 22 mars, à l’appel des fédérations de la Fonction publique (FO, FSU, CGT, Solidaires, FAFP, CGC, CFTC). Trop, c’est trop !