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02 janvier 2014

Le tour de con de la "réforme fiscale"

Dès le 1er janvier 2014 ce sera une perte sèche de pouvoir d’achat. En effet, tout va augmenter : les courses, le gaz et l’électricité, les transports…puisque le gouvernement Hollande a décidé «une augmentation du taux de TVA, dans le but de permettre un allégement du coût du travail avec une baisse du prélèvement sur les entreprises, que j’assume» (cf. François Hollande – 2 décembre 2013).

Il s’agit du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi d’un montant de 20 milliards pris dans la poche des retraités, salariés et chômeurs, pour l’offrir au patronat
Après la contre-réforme des retraites et les différentes mesures d’austérité, le gouvernement veut s’attaquer à présent, et sous prétexte de réforme fiscale, au financement de la Sécurité Sociale.
En effet, dans une déclaration concernant la réforme fiscale (Les Echos du 19 novembre 2013), le Premier ministre  a précisé : «La fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG fera partie du débat.»

Fusion csg / Impôt sur le  revenu ...

Cette fusion, c’est la négation de notre Sécurité Sociale de 1945,  que les fondateurs ont voulu mettre à l’abri des appétits des gouvernements, des circuits financiers, du patronat. 
Aujourd’hui les prestations sont encore majoritairement financées par les cotisations sociales, c'est-à-dire le salaire différé, même si de graves coups de canif ont été portés à l’institution avec la création de la CSG par Michel Rocard en 1991 et les ordonnances Juppé de 1996. La fusion de la CSG et de l’impôt, c’est la fiscalisation totale de notre protection sociale. 
Or, lorsque les salariés, les retraités, les chômeurs s’acquittent de leurs cotisations, ils  s’ouvrent des droits à des prestations définies. L’impôt n’ouvre pas de droit. Le gouvernement peut chaque année décider de l’affectation de l’impôt comme il l’entend. 

... et fiscalisation des allocations familiales

Aujourd’hui, le danger immédiat menace les allocations familiales, dont le MEDEF exige la fiscalisation, afin de faire payer les 36 milliards de cotisations qui incombent au patronat par la population, au moment même où le gouvernement remet en cause l'universalité des allocations familiales.