Etablissement Public Médico-Social
À la suite des articles d'Ouest-France des 21 et 22 janvier 2026 évoquant un projet de délocalisation d'établissements médico-sociaux de Saint-Brévin vers Bouaye, l'Établissement Public Médico-Social (EPMS) exprime sa vive préoccupation.
L'institution conteste des annonces diffusées en priorité à la presse, au détriment des usagers, des familles et des agents, et alerte sur les conséquences humaines du projet : déplacement de 164 personnes hébergées, incertitude pesant sur 90 emplois précaires (cuisine, blanchisserie), et opposition croissante matérialisée par une pétition ayant déjà recueilli près de 12 000 signatures.Extrait du communiqué
Nous avons pris connaissance des articles du journal Ouest-France des 21 et 22 janvier 2026, concernant le projet de délocalisation d’une partie de nos établissements sur Bouaye. Une fois encore, nous ne pouvons que dénoncer des annonces faites en priorité à la presse au détriment des usagers, des familles et des agents. Ainsi, le maire de Bouaye et la directrice des établissements de Mindin annoncent « l’arrivée de 180 à 200 emplois », un projet avec « un coût approchant les 30 millions d’euros », et confirment « 164 places d’hébergement » soit le déracinement d’autant d’enfants et d’adultes vivant actuellement sur St Brévin.
Une autosatisfaction déplacée.: le maire de Bouaye, Monsieur Hervochon, se félicite d’un « projet structurant pour la commune, et socialement nécessaire » et se dit ravi de l’arrivée de « 180 à 200 emplois qualifiés non délocalisables ». Quel culot venant de l’un des instigateurs du projet de délocalisation, d’évoquer des emplois non délocalisables. Que vont devenir les 90 emplois de la cuisine et de la blanchisserie du GCSMS ? Ce sont déjà les plus précaires car sous statut contractuel. Le maire de Bouaye se garde bien de l’évoquer ! Pourtant, en tant que vice-président au Conseil départemental et administrateur au Conseil d’Administration de l’EPMS, il est parfaitement au courant des enjeux, et de l’opposition sans réserve des usagers, de leurs familles dont une pétition a déjà rassemblé près de 12 000 signatures, ainsi que de l’ensemble des agents.
La directrice des établissements conçoit « les crispations liées au déracinement des personnels » mais « observe que ces derniers ont de plus en plus de mal à se loger à St-Brévin ». Mais de quoi parle-t-on exactement, ce ne sont pas de simples crispations.! Les agents qui exercent sur Mindin ont déjà un logement. D’ailleurs, les données institutionnelles communiquées en 2025 précisent que 94,2 % des professionnels habitent la Communauté de Commune du Sud Estuaire, Pornic ou le Nord Loire. Seuls 2,3 % résident sur Nantes Métropole et ce sont celles et ceux qui travaillent déjà sur Bouaye ou St-Jean-de-Boiseau (car nous y avons déjà des structures). Les conditions d’hébergement sur la métropole Nantaise seraient-elles plus favorables que sur notre secteur ? Quelle plaisanterie ! [...].
