InFOrmation syndicale

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05 juillet 2011

LA RGPP, ÇA PEUT TUER : LES HOSPITALIERS FO ALERTENT LE PROCUREUR

Voilà maintenant un mois que dure, au CHU de Nantes, la grève des personnels soignants du service de soins intensifs de néphrologie et d’hémodialyse aiguë.

Afin de pouvoir prendre en charge correctement les patients, ils revendiquent un poste d’infirmier supplémentaire chaque jour.

La Direction fait la sourde oreille, malgré les preuves de surcharge de travail entraînant de potentiels ou de réels défauts de prise en charge des patients. Sa seule réponse : la réorganisation du travail, leitmotiv hospitalier en période d’économie.

Du coup le syndicat FO du CHU a pris la décision d'alerter, par un courrier en date du 10 juin dernier, le Procureur de la République sur la mise en péril des patients. (Voir extraits ci-dessous)
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Extrait de la lettre au Procureur de la République
"… Les paramédicaux travaillant dans le service (de soins intensifs de néphrologie et d’hémodialyse aiguë) ont alerté leur hiérarchie considérant que l’après-midi les patients hospitalisés dans ce secteur étaient potentiellement en danger du fait de l’insuffisance de poste infirmier. Ils réclament donc un infirmier en plus.
Face au refus de la Direction de répondre à la revendication des salariés et devant la gravité de la situation, Force Ouvrière vous alerte de ces faits.
Cette décision réfléchie n’a pas été facile à prendre.
Les Hospitaliers du CHU de Nantes étaient habitués à l’excellence dans la qualité de prise en charge des patients. Depuis l’application du plan de retour à l’équilibre au CHU de Nantes, ils doivent se satisfaire d’une qualité moindre, voire médiocre.
En tant que professionnels, ils savent que les patients, trop souvent, auront un défaut de prise en charge pouvant potentiellement les mettre en danger :
Les prises en charge ne pourront être effectuées comme il se doit, par manque d’effectif infirmier, la législation du ratio soignant-soigné en soins intensifs n’est pas respectée, car il est nécessaire et impératif d’être très souvent 2 infirmiers (ères) diplômés (ées) d'Etat en hémodialyse aiguë. Ce sont d’ailleurs les exigences de prise en charge du corps médical.
La crainte des professionnels est quotidienne de voir leur diplôme remis en cause pour faute professionnelle éventuelle.
(...) Nous estimons que nous aurons tout mis en oeuvre pour alerter afin qu’un événement grave et prévisible ne survienne pas.
(...) Un rendez-vous à l’ARS est en attente. La population des insuffisants rénaux augmente chaque année de 10 %. C’est donc un vrai problème de santé publique. (...) "
Fait à Nantes, le 10 juin 2011