InFOrmation syndicale

9 AU 13 SEPTEMBRE STAGE "SANTÉ, SÉCURITÉ ET CONDITIONS DE TRAVAIL" --- 30 SEPTEMBRE AU 4 OCTOBRE STAGE "DÉCOUVERTE FO ET MOYENS D'ACTION DU SYNDICAT" --- 1er OCTOBRE COMMISSION ÉLARGIE À LA SALLE ESTUAIRE DE COUËRON ---- 29 AU 31 OCTOBRE STAGE "CONNAÎTRE DES DROITS" --- 4 AU 8 NOVEMBRE STAGE "FONCTIONNEMENT ET COMMUNICATION DU SYNDICAT" --- 16 AU 20 DÉCEMBRE STAGE "DÉCOUVERTE FO ET MOYENS D'ACTION DU SYNDICAT" --- ...

17 novembre 2023

Projet régional de Santé de l’ARS des Pays de Loire 2023-2028

     Agence régionale de santé

En introduction,  le «mot du Directeur de l’ARS  des Pays de Loire» ose prétendre: que « les ligériens sont très majoritairement satisfaits de leur système de santé ».

Voilà un Directeur sourd et aveugle ! Tous les retraités  sont extrêmement inquiets de la détérioration de notre système de santé. L’accès aux soins dans le département, comme partout d’ailleurs, est un parcours du combattant pour avoir un rendez- vous chez un médecin, un spécialiste, passer un scanner, une radio dans des délais raisonnables, ou simplement un transport sanitaire. On nous répond « il faut 10 ans pour former un médecin ». Mais ça fait 40 ans au moins qu'on nous dit cela !


En 1967, plus de 53 000 étudiants étaient admis en médecine; en 1971, année de mise en place du numerus clausus, ils étaient 10 000 pour 47 millions d’habitants; et aujourd’hui 10 000 pour 67 millions d’habitants.. Macron prétend qu’il aurait levé le numerus clausus, oui, mais il l'a remplacé par le «numerus apertus» à savoir une limitation par faculté du nombre d’étudiants admis en médecine. La baisse du nombre de médecins continue. La traduction de cette situation c’est une pénurie de médecins, des milliers de fermetures de lits et de services entiers.

Ce nouveau projet régional de santé (PRS) s’adapte à cela ainsi qu'aux contraintes budgétaires inscrites dans les lois de financement de la sécurité sociale. 

Est-ce que les milliers de manifestants mobilisés pour le maintien de l'hôpital de Mayenne, trouveront dans ce PRS la garantie de maintien qu'ils exigent ? Est-ce que les 22 postes supprimés au Val d’Oudon contre la fermeture desquels les personnels se sont mobilisés au mois de septembre 2023, vont être rétablis ? L’ARS apporte-t-elle la garantie du maintien de la maternité d’Ancenis qui a vu converger près de 700 manifestants le 9 septembre dernier ? Est-ce que l’ARS va renoncer à dépecer le centre de Mindin en 3 lieux, à maintenir ses structures sur Saint-Brévin  et à ouvrir d’autres structures pour accueillir les 900 enfants et les 1200 adultes handicapés qui selon l’association  Handicap 44, n’ont pas de prise en charge satisfaisante voire aucune prise en charge à cette rentrée ? La réponse est NON à toutes ces questions.

Le document précise que notre département connaît une augmentation particulièrement élevée des personnes âgées et par voie de conséquence des personnes âgées dépendantes. Nous est-il proposé de renforcer les structures ad hoc pour faire face à cette situation ? NON! Pire ! Alors que l’ARS ne prévoit aucune création de places d’EHPAD, ni d’EHPAD pour les 4 ans à venir. Elle propose de redéployer des places d’EHPAD vers des places de soins infirmiers  et autres dispositifs d’aide à domicile.

Le « virage domiciliaire » est un mirage pour s’adapter aux contraintes financières et reporter la  prise en charge des patients sur les aidants. 

413 milliards pour le budget de l’armée …. Mais rien pour les personnes âgées.

La situation est tellement détériorée avec les conséquences humaines que l’on connaît que pour la première fois depuis la création du CDCA de Loire-Atlantique, les membres qui le composent ont décidé de donner un avis défavorable à ce projet régional de santé de l'ARS des pays de Loire.  FO a œuvré en ce sens et se félicite de cette décision. 


Article paru dans le complément Retraités de L'OS n°740