InFOrmation syndicale

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21 novembre 2012

GRÈVE ET MANIFESTATION DES SALARIÉS DE L’AFPA

Les six syndicats de l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) ont appelé les salariés à la grève, le 22 novembre, ainsi qu’à une manifestation nationale à Paris. 
Ils demandent à être reçus ce jour-là par le Premier ministre, tant il est vrai que la pérennité de leurs missions et de leurs emplois dépend de choix politiques. 


L’ÉTAT DOIT S’ENGAGER

C’est bien une décision du précédent gouvernement –l’ouverture à la concurrence du marché de l’emploi en 2009– qui a plongé l’AFPA et ses 9.300 salariés dans la tourmente.

Au bord de la cessation de paiement en juin dernier, l’association a accusé un déficit de 53 millions d’euros en 2011 et prévoit 75 millions d’euros de pertes en 2012. Elle a maintenant un nouveau président, Yves Barou, pour qui la disparition de l’AFPA –160.000 stagiaires formés en 2011, dont 92.000 demandeurs d’emploi– est «impensable», et qui s’est doté d’un plan de «refondation». Celui-ci ne sera viable, estiment les syndicats, que s’il s’accompagne d’un engagement financier immédiat de l’État.

La mise en concurrence provoque une baisse du volume des commandes et du nombre des demandeurs, ce qui pénalise chômeurs et salariés dans leurs besoins de formation. «L’heure n’est plus à la fermeture de formations, de plateaux techniques ou de centres de formation, mais à un développement important des activités de formation professionnelle conduites par l’AFPA», écrivent les syndicats dans leur appel à la grève, indiquant au passage que «des modes de financement hors marché concurrentiel sont possibles».

Les récentes déclarations autour de l’acte III de la décentralisation, nouvelle réforme de l’État envisagée par le gouvernement, ne rassurent pas. Il serait en effet question d’un démantèlement de l’AFPA en vingt-deux Régions, ce à quoi les syndicats rétorquent: l’association «doit rester nationale dans le cadre du service public, garant de l’égalité des droits à la formation et à la qualification sur l’ensemble du territoire».