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02 décembre 2013

ACCÉLÉRATION ET INTENSIFICATION DES RÉFORMES AU PROGRAMME FRANÇAIS

Article paru dans FO Hebdo 3095

Bruxelles a validé le projet de budget français, mais souligné la nécessité de diminuer encore le coût de la main-d’œuvre.

Le 15 novembre, la Commission européenne a jugé «globalement satisfaisant» le projet de budget débattu par les députés français. Le «sérieux» et la «crédibilité» de la politique budgétaire française ont été «pleinement validés», s’est immédiatement félicité le ministre français des Finances, Pierre Moscovici. Mais Bruxelles a également souligné l’absence de marge de manœuvre en cas de dérapage des finances publiques et la nécessité de nouvelles réformes pour «réduire le coût de la main-d’œuvre».

C’est en échange d’un délai de deux ans pour satisfaire au critère de convergence économique d’un déficit public en deçà de 3% du PIB, que le gouvernement français s’est engagé, en mai dernier, à mettre en œuvre des réformes que Bruxelles considère aujourd’hui insuffisantes. La réforme des retraites ne devrait pas se résumer à la hausse des charges sociales, ni se limiter au régime général, estime notamment la Commission.

Austérité, réduction du coût du travail... Alors que la consommation des ménages français ne cesse de reculer, que la production manufac­turière a diminué de 0,7% en septembre, que l’investissement devrait se replier de 7% cette année et encore de 2% en 2014 et que l’économie française a détruit 107 700 emplois sur un an, Bruxelles propose donc sans surprise de poursuivre dans la même voie et avec davantage d’ardeur qui plus est.

LES MARCHÉS CRAIGNENT LE «MANQUE DE SOUTIEN POPULAIRE»

Dès le 8 novembre, anticipant l’avis de Bruxelles, le ministre de l’Économie, Pierre Moscovici, a assuré que le gouvernement conservait «cette volonté» de réduire les déficits en agissant sur «la réduction des dépenses publiques» et sur «la compétitivité, qui est la clé de tout». S’exprimant lors d’un point de presse à l’issue d’une réunion à l’Élysée avec les institutions financières internationales, il a ajouté que «aussi bien le FMI que l’OCDE ont reconnu la pertinence de la politique suivie» par la France en matière d’emploi des seniors et des jeunes... Les deux organisations internationales ont aussi dû admettre que la France est «l’un des rares pays de l’OCDE où les inégalités de revenus ne se sont pas creusées au cours des dernières années». Mais ça, le ministre a choisi de ne pas s’en vanter. Sa priorité était certainement de rassurer les marchés, en ce jour où l’agence d’évaluation Standard and Poor’s a abaissé la note de la France, estimant que «le niveau actuel du chômage amoindrit le soutien populaire en faveur de nouvelles réformes structurelles et sectorielles».