InFOrmation syndicale

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30 mai 2009

LE PLAN ANTI-CRISE DE LA RÉGION


Le Conseil Régional, toutes sensibilités politiques confondues, a adopté le 15 mai dernier un plan exceptionnel sous forme de 40 mesures «pour lutter contre les effets de la crise et préparer l'avenir».

Lors de la séance du Conseil Economique et Social consacrée à la discussion de ces mesures, la délégation Force Ouvrière, seule organisation syndicale à le faire, a émis un avis négatif.

De la même manière, nous n'avons pas participé à la séance de signature de la «Charte» anti-crise «d'engagement des partenaires sociaux, de l'Etat et du Conseil Régional pour le développement de la formation des salariés face à la crise en Pays de Loire» (14 mai). La presse a voulu saluer un bel élan d'unanimisme, ignorant les prises de positions de notre organisation.*

* vous pourrez lire à la suite le communiqué adressé le 15 mai au quotidien "Ouest France", pour rectificatif.

Bien entendu, il ne s'agit pas pour la CGT-Force-Ouvrière de s'opposer aux mesures décidées par la Région en matière de construction de lycées ou de soutien au logement des jeunes pour ne citer que ces exemples. Nous avons simplement exprimé nos positions revendicatives, lors des différentes rencontres organisées par le Médef, la région ou le préfet.

Nous avons revendiqué un plan d'urgence pour la sauvegarde de tous les emplois et un moratoire sur les licenciements, une indemnisation du chômage partiel qui préserve la totalité du salaire net, le rétablissement des départs en pré-retraite pour permettre l'embauche de jeunes et de chômeurs, ainsi que l'augmentation générale des salaires pour, entre autres, relancer la consommation.

Les mesures proposées et la Charte ne reprennent aucune, ni de près, ni de loin, de ces revendications. Le démantèlement de l'AFPA (Association nationale pour la formation professionnelle des adultes), ravalée au rang d'un simple opérateur de formation parmi d'autres, est par contre confirmé, avec toutes les conséquences sur le niveau et la gratuité de certaines formations.

Seul point positif, les interventions répétées de Force Ouvrière ont conduit le Président du Conseil Régional, Jacques Auxiette, à adresser un courrier au Premier ministre, lui demandant d'envisager le retour aux mesures de pré-retraite.

Pré-retraites : Auxiette écrit à Fillon

Les interventions répétées des UD FO des Pays de Loire en faveur du retour aux dispositifs de préretraite contre les licenciements, tant dans le cadre du CESR que lors des rencontres avec les différentes autorités régionales, dont M. Auxiette, ne sont pas sans effet. Le 13 mai, celui-ci s'adressait en ces termes à M. Fillon :"(...) Dans cette logique du maintien du salarié dans l'emploi, la plupart des entreprises utilisent tous les amortisseurs possibles pour éviter de licencier massivement. Pour autant, les dispositions concernant les départs de salariés en préretraite, modifiés par la loi de financement de la Sécurité sociale en 2008, ont eu pour objectif de rendre moins attractifs, pour l'employeur et pour les salariés, les départs en préretraite.

Alors que nous connaissons une forte crise de l'emploi, il me semble que ces mesures sont contre productives en ce qu'elles empêchent des salariés qui souhaitent bénéficier de ces préretraites de partir de l'entreprise.

Je vous serai reconnaissant de m'indiquer (...) votre position sur ce dossier de l'application des mesures de préretraite en période de crise."


Communiqué adressé au quotidien "Ouest France", pour rectificatif suite à l'article paru le 15 mai 2009 intitulé "Front commun pour former les salariés"


A l'attention de : Monsieur le Rédacteur en Chef - OUEST FRANCE

Monsieur,

En page 7 de votre édition de ce jour, 15 mai 2009, et sous le titre de "Front commun pour former les salariés", vous faites état de la signature d'une Charte "anti-crise" qui engage l'Etat, la région et les syndicats d'employeurs et de salariés.

Nous vous informons que Force-Ouvrière a participé aux différentes réunions de discussions mais que nous avons décidé de ne pas être signataires de cette Charte qui est trop éloignée de nos préoccupations et revendications. Il n'est donc pas juste de parler de consensus concernant la signature de cette Charte.

En effet, dans la situation actuelle, des centaines de milliers d'emplois ont été et vont être supprimés. C'est ainsi que notre organisation syndicale a porté les revendications suivantes lors des différentes réunions :

- un plan d'urgence pour sauvegarder tous les emplois par un moratoire sur les licenciements,

- une indemnisation du chômage partiel qui préserve la totalité du salaire net, y compris dans le cadre d'un accord territorial, c'est à dire au delà de l'annonce du gouvernement de porter cette indemnisation à 75% du salaire brut,

- le rétablissement des départs en pré-retraites, qui pourraient avantageusement se référer à l’ARPE et permettre l’embauche de jeunes et de chômeurs. C’est l’un des aspects de l’accord MANITOU que nous avons signé et qui, en l’absence des mesures précitées permet à plus de 200 salariés de partir volontairement dans de bonnes conditions financières,

- des moyens exceptionnels mis sur les plans de formations dans le cadre du contrat de travail,

- l’augmentation des salaires, notamment 15 % pour le SMIC et les minima sociaux.

La Charte signée ne reprend aucune, ni de près, ni de loin, de ces revendications.

Nous comptons sur vous pour apporter ces précisions dans un prochain article.

De la même manière, nous vous adressons de nouveau, le courrier envoyé par fax le 11 mai par nos représentants au CESR concernant un vote négatif par notre délégation Force-Ouvrière sur des questions similaires.

Vous en souhaitant bonne réception,

Cordialement,

Michel LE ROC'H
Secrétaire-adjoint de l'Union Départementale
CGT Force-Ouvrière de Loire-Atlantique