InFOrmation syndicale

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30 mai 2009

ENJOY CAPITALISME


"Sauver le capitalisme de lui même et des spéculateurs " mérite bien 3 ou 4 euro-manifs !

L'Union sacrée des sociaux-démocrates, des démocrates-chrétiens, des Verts, des syndicats et des "entreprises" , sans oublier évidemment toutes les dames patronnesses de la société civile, est aujourd'hui devenue l'ultime recours pour le salut commun de l'Europe.

L'enjeu n'étant rien moins que de "sauver le capitalisme de lui-même". Ou plus exactement de la petite poignée de rapaces meurtriers qui parasitent le système.

A savoir les financiers spéculateurs, qui n'ont cure du développement durable, et pas même du réchauffement climatique.

Pour ce sauvetage citoyen, il faut aller aux urnes le 7 juin, et faire le bon choix. Un choix "euro-corporatiste" bien sûr. Car, vous l'aviez peut-être deviné, c'est de la Confédération Européenne des Syndicats qu'émane cet appel à saisir la dernière chance de salut... en votant.

En réalité, hantée par le rejet croissant (qu'elle occulte bien sûr sciemment) des peuples à l'encontre de la Constitution européenne et de son succédané le Traité de Lisbonne, la CES redoute une poussée abstention-sanction dirigée contre l'Union Européenne aux élections du 7 juin prochain.

C'est pourquoi elle transforme et dope son site internet (etuc.org) en machine électoraliste, multipliant les proclamations en vue des européennes, en même temps qu'elle valorise l'actualité de déclarations plus ou moins anciennes de J. Monks, histoire d'en souligner la portée anticipatrice et pérenne.

Car, pour la CES, les élections européennes constituent un enjeu stratégique immédiat par rapport à l'objectif fondamental recherché: l'ordre corporatiste européen.

Hypothèse redoutée : l'expression en juin prochain d'un rejet de l'UE déstabilisant les projets des subsidiaires,

Espoir caressé (sans trop d'illusion sans doute) : que les travailleurs et la jeunesse tombent dans le piège à moineaux.

On comprend à la lecture de certains textes de la CES, ci-dessous reproduits, que si les dates du 14 au 17 mai ont été choisies pour les "euro-manifs" 2009, c'était sans doute pour mieux servir, par une date rapprochée, la cause de la participation aux élections européennes de juin.

... Mais on apprend aussi et surtout que la CES convoque à Paris ses affiliées le 28 mai, pour leur dicter la feuille de route unifiée de la participation syndicale au grand chantier européen totalitaire.


Note: B. Hazo