InFOrmation syndicale

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15 avril 2011

SNCF: FO = + 0 , 6 % CGT = - 2 %

5,62% en 1998, 6,45% en 2000, 6,52% en 2002, 6,79% en 2004, 6,62% en 2006, 7,98% en 2009, 8,58% en 2011 : depuis maintenant 13 ans, Force Ouvrière conforte sa représentativité aux élections professionnelles à la SNCF. (Les chiffres donnés ci-dessus étant les résultats globaux dans les 27 CE régionaux).

Certes à chaque fois l'avancée demeure modeste. Mais, et c'est là l'essentiel (et les 0,6% de progression enregistrés à l'occasion du scrutin du 24 mars dernier en sont la confirmation), il y a bien une tendance ininterrompue au renforcement de FO chez les cheminots.
[ Voir : ELECTIONS: PROGRESSION DE FO A LA SNCF (2006~2011) ]


Nouveau coup dur pour la ligne Thibault

C'est là une gifle pour tous qui, depuis des années, jouent l'élimination de FO du "paysage syndical" à la SNCF. A commencer par la CGT (37,37% des voix en 2011, deux points de moins par rapport à 2009), qui, avec la CFTC, est la principale perdante des élections.

D'autant que ce recul de la CGT à la SNCF vient s'ajouter à ceux enregistrés au cours des six derniers mois par la centrale de Montreuil dans ses bastions historiques : sept points de moins chez GDF Suez, de 3,5 à 4,5 points perdus chez-EDF et ses filiales,
3 à la RATP, et 2,5 à La Poste.

Bernard Thibault avait besoin d'un "bon" résultat à la SNCF pour être en situation de reprendre l'initiative à l'intérieur de la CGT contre ses opposants. Lesquels n'avaient pas manqué de souligner le lien entre le recul cégétiste dans les bastions historiques et le refus de Thibault d'appeler à la grève l'année dernière pour exiger le "Retrait" du projet de réforme des retraites.

La "ligne" Thibault, fondée sur l'accompagnement subsidiaire des "réformes" dont l'axe CGT-CFDT est l'outil, risque d'être d'autant plus secouée suite aux élections à la SNCF, que, dans l'opération, c'est le tandem CFDT-UNSA, notoirement épaulé et même boosté par la direction de la SNCF, qui tire les marrons du feu.

En effet, depuis 2009, pour être valide, un accord d’entreprise ne peut être signé que par une ou des organisation(s) syndicale(s)ayant recueilli au moins 30 % des suffrages exprimés en "CE titulaires".

Or, totalisant 35% des voix, le pôle estampillé «réformiste» de la SNCF se trouve désormais en possession du sésame lui permettant de satisfaire aux conditions requises pour signer des accords.

En clair (et c'était là la raison du boostage de la CFDT et de l'UNSA par les plus hauts dirigeants de la SNCF), pour la première fois depuis la Libération, la CGT n'est plus le traditionnel interloculteur unique, quasi officiel de la direction. Celle-ci, qui a joué habilement, se retrouve dorénavant avec deux fers syndicaux au feu. Exit la CGT incontournable.

Il y a là, bien sûr, de quoi raviver le débat convivial à la CGT... et pas seulement à la fédération des cheminots.

L'efficacité létale du maso-syndicalisme

Thibault peut toutefois trouver un motif de consolation : la direction confédérale de la CGT n'est pas la seule ayant des raisons de faire triste figure au vu des résultats électoraux à la SNCF :
il en va de même pour les dirigeants confédéraux de la CFTC et de la CFE-CGC.

En effet, les fédérations CFTC et CFE-CGC des cheminots étaient favorables à la présentation de listes communes avec Force Ouvrière. Pour des raisons commanditées de haute stratégie politique (apporter leur contribution à l'évacuation de FO du paysage syndical), les dirigeants confédéraux de la CFTC et de la CGC sont montés au créneau contre leurs propres "fédés" et ont fini par leur imposer leurs diktats.

Mais le retour du boomerang anti-FO a fait mal : des militants CFTC ont fait scission, fondé une nouvelle fédération (FIRST) favorable à l'alliance avec FO. Quant à la fédération CFTC cheminote "maintenue", des 5,4% de suffrages recueillis en 2009, il ne lui est resté que 1,03% en 2011.

La direction confédérale de la CFE-CGC a fait preuve de la même "efficacité" létale dans la pulvérisation de sa fédération : un "score" de 0, 42 % en 2011.

FO-Cheminots continue... renforcée par de nouveaux élus

Si Force Ouvrière ne franchit pas encore au niveau national la barre des 10% en CE, elle sort bel et bien renforcée de l'épreuve électorale du 24 mars dernier.

Elle engrange des progrès en voix et en élus, avec d'excellents scores dans un nombre significatif de "régions SNCF" : 23,05% des voix au comité d'établissement de Paris-Nord, 18,27% à Strasbourg (avec une progression de 13,27%), 16,49% à la Direction "Transverses" (avec un gain de 6,33%). Au total FO dépasse les 10% dans le tiers des comités d'établissement (ainsi que dans le collège exécution), tout en passant de 158 à 169 sièges d'élus DP titulaires.

Sous la barre des 10% en Pays-de-la-Loire, FO y passe de 4 à 6 élus DP, conservant ses 2 sièges DP à "l'établissement TGV" et pareillement à "Infra-Pôle" (Equipement), et en conquérant 2 nouveaux au "technicentre" (réparation du matériel).
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Contact : Gérard LE MAUFF - g.lemauff@fo-cheminots.com