InFOrmation syndicale

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01 juillet 2011

SECURITE SANITAIRE: CONTROLER MOINS, TUER PLUS

Les agents des services de contrôle sanitaire français ont eu de quoi s’étrangler en entendant le ministre français de l’Agriculture recommander,le 3 juin dernier, dans le sillage de la crise déclenchée en Allemagne par l’affaire de la «bactérie tueuse», à ses partenaires européens de «ne pas baisser la garde en matière de sécurité sanitaire des aliments», même si «elle a un coût. Si on veut assurer la traçabilité des aliments, il faut des contrôles et un financement public pour cela». Et d’ajouter: «Ne jouons pas les apprentis sorciers en allégeant les contrôles sanitaires sur l’alimentation. Ce serait de la folie. Je le dis avec beaucoup de vigueur parce que certains États, y compris en Europe, ne sont pas de cet avis.» Sans citer de pays.

Sans doute parce qu’il est justement membre d’un gouvernement qui, dans le cadre de la RGPP (Révision générale des politiques publiques), a réduit drastiquement, au nom des coûts, les moyens de ces contrôles en France, à l’instar effectivement de plusieurs autres pays européens, dont l’Allemagne. Solution privilégiée depuis des années: l’autocontrôle sanitaire des entreprises. Pourtant, de l’aveu même du ministre, les crises sanitaires qui survenaient autrefois au rythme d’une crise tous les quinze ans, surviennent désormais en Europe à échéance d’une tous les cinq ans pour les crises les plus graves et une tous les quinze mois pour les crises moins sérieuses.

On rappellera que FO, dans son livre noir sur la RGPP, a souligné que l’application de cette dernière à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) «conduit à une réduction de 450 emplois publics assurant la protection du consommateur. Les services et les missions sont éclatés selon des directions différentes». Ainsi «la réactivité stratégique de cette administration face aux crises, aux alertes, aux plaintes, pour la mise en œuvre de contrôles ou du principe de précaution pour les consommateurs est compromise».