InFOrmation syndicale

- Formation syndicale, du 20 au 24 novembre: "Découverte de FO et moyens d'action du syndicat"
- Commission Administrative de l'Union Départementale le 27 novembre
- Force Ouvrière organise la XVIIIème Journée Nationale Travail & Handicap, le 5 décembre Inscriptions
- Renouvellement des Conseillers du salarié (2018-2020) Appel à candidature

06 mai 2013

FAILLITE PRÉVISIBLE DE STX : PLUS QUE JAMAIS, LA NATIONALISATION DE LA NAVALE S'IMPOSE

 Les salariés ont appris par voie de presse la situation financière de l'actionnaire majoritaire, le groupe coréen STX . 

Après avoir accusé en 2012 près de 550 millions d'euros de perte et avec plus de 14 milliards d'euros de dettes, le cours de l'action du groupe STX a chuté de 15% à la bourse de Séoul. La sollicitation de huit organismes bancaires pour une restructuration de la dette est à ce jour restée sans réponse.


Interview: NATHALIE DURAND-PRINBORGNE, SECRETAIRE FO-STX

(lesechos.fr - 4 mai 2013)

Lors de la prise de contrôle d'Aker Yards en 2008, l’obligation d’achat de l’ensemble du groupe, alors que STX ne souhaitait que devenir l’actionnaire majoritaire, avait déjà contribué à fragiliser la situation financière de cette entreprise.
La situation du marché des paquebots de croisière et la crise bancaire n’ont rien arrangé à cette situation précaire.
Depuis son arrivée en tant qu'actionnaire majoritaire, STX n'a eu aucune stratégie en matière de politique industrielle. Pire, en décembre dernier il a mis non seulement deux de ses filiales en concurrence mais également deux gouvernements pour l'obtention de la commande d'un paquebot de la série Oasis pour l'armateur RCCL. Nous en comprenons mieux les raisons maintenant.
Dans le même temps, STX Shipbuiding vendait plus de 50% de la branche STX OSV (offshore) au groupe italien Fincantieri. Ce secteur d'activité, dédié à la construction de navires offshore, offrait pourtant les meilleures perspectives de développement industriel, mais aussi des garanties financières pour les filiales de STX Europe.
Une fois de plus, cette situation nous conforte dans l'idée que l'actionnaire majoritaire Coréen STX ne présente aucune garantie sérieuse pour assurer la pérennité du site de Saint-Nazaire.
FO considère que le site de Saint-Nazaire représente un enjeu stratégique pour la politique industrielle de la France sur le secteur de la construction navale, notamment pour la construction de nouveaux bâtiments pour la marine nationale.
Plus que jamais et face à la faillite prévisible du groupe coréen STX, FO revendique la nationalisation du chantier naval nazairien, seule solution pour maintenir le site et les emplois qu'il génère.

Saint-Nazaire, le 11 avril 2013