InFOrmation syndicale

Vacances de FO44.ORG, du 22 décembre 2017 au 8 janvier 2018

21 mai 2015

RDV au 26ème Congrès de l'Union Départementale FO de Loire-Atlantique, sous la présidence de Jean-Claude Mailly

Vendredi 22 mai 2015 au Parc de la Beaujoire à Nantes. Viendez !


Depuis notre 25ème Congrès du 19 décembre 2010, l'actualité économique et sociale, qu'elle soit internationale, européenne, nationale ou locale, a été particulièrement abondante.
La crise n'en finit plus et elle s'est même aggravée depuis 2007. En eff et selon l'OIT, en 2014 on atteint presque 200 millions de chômeurs, soit 30 millions de plus qu'avant la crise de 2007 .
En France, on compte près de 600 000 chômeurs de plus depuis 2012.
Des plans de licenciements sont annoncés quotidiennement, et notre département n'échappe pas à cette situation catastrophique.
En effet, d'avril 2011 à février 2015 nous sommes passés de 81 583 demandeurs d'emplois (toutes catégories confon- dues) à 113 488, soit une augmentation de près de 40 %. Ces deux dernières années se sont traduites par une véritable série noire en Loire-Atlantique, avec des fermetures de si- tes et des licenciements chez Gad, Baudet, Alcatel, la Seita, Maury ou bien encore les ABRFI pour n'en citer que quelques exemples notoires.

La suite ne s'annonce guère mieux pour 2015, puisque ce ne sont pas moins de 338 entreprises qui sont «défaillantes», c'est-à-dire en situation de liquidation judiciaire, de redressement judiciaire ou en jugement de clôture. Pourtant, les spéculateurs et les actionnaires du CAC 40 continuent à se frotter les mains avec une hausse des profits de 33% pour 2014, atteignant 62,4 milliards d'euros contre 47 milliards en 2013. Cette hausse des bénéfices résulte notamment d'une baisse des coûts associée à la baisse des taux d'intérêt.
Toutes les entreprises du CAC 40 verseront à leurs actionnaires des dividendes dont le montant sera supérieur de 6 à 15 % à celui de 2013. Ces chiffres montrent que les grands groupes français choisissent de verser des dividendes à leurs actionnaires plutôt que d'embaucher et investir, malgré les soi-disantes mesures en faveur de l'emploi, prises par le gouvernement avec le CICE et le Pacte de Responsabilité.
D'un sommet européen à l'autre, les gouvernements s'exécutent et renforcent toujours plus la «discipline» budgétaire pour réduire le coût du travail et les dépenses publiques. L'Union Européenne, la Banque Centrale Européenne et le FMI (la Troïka) organisent le pillage des richesses des nations, des revenus des salariés, de la protection sociale collective et des services publics.

C'est bien cette politique, avec l'acceptation du pacte budgétaire européen et l'application du TSCG qui ancre la France dans une logique d'austérité, avec pour conséquence toute une série de décisions plus négatives les unes que les autres. Jamais nous n'avions connu une telle succession de contre-réformes attentatoires aux intérêts particuliers des salariés.
Citons-en quelques unes :
- l'ANI (l'accord national interprofessionnel sur la sécurisation de l'emploi), lequel raccourcit et fragilise les procédures de plan social, remet en cause les droits collectifs et mutualisés en complémentaire santé et prévoyance tout en permettant d'accroître la flexibilité.
- l'allongement à 43 ans, à compter de la génération 1973, de la durée de cotisation nécessaire pour une retraite à taux plein,
- l'absence de coup de pouce pour le SMIC et le gel du point d'indice dans les Fonctions Publiques,
- le transfert de l'impôt sur les entreprises vers l'impôt sur les ménages,
- le CICE (crédit d'impôt compétitivité emploi) accordé sans condition ni contrôle,
- le pacte de responsabilité et de solidarité avec toute une série d'exonérations sociales (allocations familiales) et fiscales pour un total de 41 milliards d'euros sur trois ans et 50 milliards d'euros de réductions de dépenses publiques et sociales pour le financer, avec toutes les conséquences en matière d'emplois, de services publics et de protections sociale collective.