InFOrmation syndicale

26 au 30 juin : Stage CHSCT

25 janvier 2016

26 janvier 2016 : Grèves & manifestations

Un appel à la grève étendu à toute la fonction publique, pour une nette augmentation du pouvoir d’achat.

Voir aussi :
Fonction Publique : Rassemblements et manifestations le 26 janvier 2016
- Les Unions Départementales FO Cgt Solidaires FSU soutiennent l'appel à la grève dans la Fonction Publique


Pour la défense du service public et l’abrogation de la réforme du collège
Dans un premier temps, treize organisations syndicales, dont le SNFOLC (enseignants du secondaire), le SNETAA-FO (enseignants des lycées professionnels) et le SFSDEP-FO (enseignement privé), ont appelé à la grève le 26 janvier prochain pour l’abrogation de la réforme du collège.
Depuis, cet appel à la grève a été étendu à toute la Fonction publique par les fédérations de fonctionnaires CGT-FO, CGT et Solidaires «pour un service public de qualité et une nette augmentation du pouvoir d’achat».

L’appel à la grève des organisations syndicales enseignantes fait suite à trois journées de grève très suivies dans les collèges, ainsi qu’à une grande manifestation nationale à Paris, face à laquelle la ministre de l’éducation nationale, Najate Vallaud-Belkacem, a opposé un silence assourdissant. Générant d’ores et déjà d’immenses tensions au sein des établissements, la réforme du collège est lourde de menaces pour les lycées et pour toute l’école de la République.

Dans le même temps, usant d’un véritable «49.3 social», le premier ministre Manuel Valls a imposé un protocole d’accord minoritaire, intitulé «parcours professionnels, carrières et rémunérations» (PPCR) qui concerne l’ensemble des personnels des trois versants de la fonction publique (état, Territoriale, Hospitalière).
Ce protocle s’inscrit dans la logique suicidaire du pacte de responsabilité-austérité, signé par le MEDEF et la CFDT. Il a pour objectif de générer 1 milliard d’euros de coupes budgétaires sur le dos des agents publics, selon l’estimation publiée dans l’exposé des motifs du projet de loi de finances 2016. Pour y parvenir, le gouvernement a donc décidé de ponctionner la masse salariale des fonctionnaires dans sa part consacrée aux indemnités et de freiner l’avancement de la carrière des agents.
Par ailleurs, le PPCR prévoit des mesures de «gestion des ressources humaines» qui ont pour objectif d’accompagner les restructurations et mobilités forcées, ainsi que les suppressions de postes induites par la réforme de l’état, la réforme territoriale et le projet de loi Santé... soit autant de dégradations du service public et des conditions de travail des agents.


Pour l’augmentation du pouvoir d’achat des fonctionnaires
à la veille de négociations promises pour février par le gouvernement, il doit être rappelé que le gel du point d’indice depuis 2010 a impliqué pour les fonctionnaires une perte sèche moyenne de rémunération de 8% par an (tableau joint). Parallèlement, la hausse de la cotisation retraite qui passe progressivement de 7,85 % en 2012 à 11,10 % en 2020, constitue des baisses de salaire net pour tous les fonctionnaires.
Dans ce contexte, en Loire-Atlantique, les organisations syndicales de fonctionnaires CGT-FO, CGT, Solidaires, rejointes par la FSU, appellent l’ensemble des personnels de la Fonction publique à faire grève le 26 janvier prochain pour « augmenter les salaires et pensions avec réévaluation réelle du point d’indice ; OUI à un service public de qualité ; NON aux régressions programmées (collège, santé…) et à une réforme territoriale héritière de la RGPP ».

Le 11 janvier dernier, les Unions départementales CGT-FO, CGT, Solidaires et FSU de Loire-Atlantique ont publié un communiqué commun en soutien à la grève du 26 janvier. Face à la politique de régression sociale, qui vise notamment le code du travail et qui touche l’ensemble des salariés du pays, du public comme du privé, «la grève du 26 janvier dans la fonction publique est un élément important du rapport de force que nous devons construire pour porter un coup d’arrêt aux mesures prises contre les conquêtes ouvrières.»