InFOrmation syndicale

22 AU 24 MAI STAGE "JE NÉGOCIE" --- 27 MAI À 9H30 COMMISSION ADMINISTRATIVE DE L'UNION DÉPARTEMENTALE --- 27 MAI ASSEMBLÉE GÉNÉRALE AUDACE --- 28 AU 30 MAI STAGE "CONNAÎTRE SES DROITS" --- 6 JUIN DE 9H15 À 11H15 RÉUNION D'INFORMATION « COMMENT DÉCRYPTER LES COMPTES DE RÉSULTAT EN COMPLÉMENTAIRE SANTÉ : PASSER DES CHIFFRES À L’ACTION » --- 17 JUIN DE 14H15 À 16H30 RÉUNION D'INFORMATION « ÉPARGNE SALARIALE » --- ...

12 février 2009

APPEL DU 19 MARS


L'immense mobilisation du 29 janvier démontre que les salariés sont prêts à se dresser contre la politique actuelle de contre-réformes et pour les revendications. Ce qui est vrai en France l'est également dans de nombreux pays. En Guadeloupe, la grève générale se poursuit depuis le 20 janvier et en Martinique depuis le 5 février, pour obtenir entre autre une augmentation des salaires de 200 €uros.

La situation est explosive. Dans ces conditions, le gouvernement se démène pour « circonscrire l'incendie social » (Les Echos). C'est dans ce contexte que le Président de la République réunit les organisations syndicales le 18 février prochain. Des propositions seront faites comme l’augmentation de l’indemnisation du chômage partiel et la suppression du deuxième tiers pour 2 millions de contribuables.

Jean-Claude Mailly, immédiatement après la prestation du Président de la République, et après avoir revendiqué un « moratoire sur les licenciements », a précisé les positions de notre Confédération :

« Rien de concret et d’immédiat n’a été annoncé en matière de salaires, d’emplois et de services publics, les trois revendications de la mobilisation du 29 janvier. Tout est renvoyé à des discussions qui peuvent durer longtemps, avec beaucoup d’incertitudes. C’est une façon de gagner du temps. Les salariés et les syndicats doivent maintenir la pression. FO ne comprend pas comment le président peut, en même temps, agréer la convention d’assurance-chômage et vouloir remédier à ses insuffisances. »

Chacun lira également en annexe le dernier éditorial de Jean-Claude Mailly : «
rien de concret et d'immédiat dans l'intervention du président de la République ».


Les confédérations syndicales se réuniront donc, à l'issue de la rencontre avec le Président de la république, le 23 février. D'ores et déjà une nouvelle « journée de mobilisation » a été décidée pour le 19 mars. Pour l'UD CGT-FO, les choses sont claires : si le gouvernement ne veut pas satisfaire les revendications, la question de la grève interprofessionnelle jusqu'à satisfaction des revendications (comme en Guadeloupe) sera posée.

C'est dans ce cadre que notre Union Départementale appellera à la grève le 19 mars prochain. Nous appelons d'ores et déjà les syndicats et les sections syndicales à provoquer des prises de position intersyndicales allant dans le sens de la grève jusqu'à satisfaction des revendications, à commencer par l'augmentation des salaires (200 € au minimum) et un moratoire sur les licenciements.

Le 19 mars, certes, est une nouvelle « journée d’action » mais dans le contexte actuel, en particulier avec ce qui se passe en Guadeloupe et Martinique, on ne peut exclure un mouvement de grève jusqu'à satisfaction des revendications.

Une première intersyndicale des Unions Départementales s'est tenue hier soir. Une autre aura lieu le 25 février après la rencontre avec Sarkozy du 18 février et la réunion des confédérations le 23 février.

Nous avons dans cette 1ère réunion intersyndicale, exprimé notre position quant à la situation et aux perspectives. Nous avons pris l'exemple de la Guadeloupe. La grève y est totale pour exiger la satisfaction des revendications à commencer par les 200 €uros pour tous. Nous avons réaffirmé pour notre part que nous ne pouvions pas accepter la plateforme proposée nationalement (plateforme du 5 janvier) et que nous enverrions d'ici la prochaine réunion, un projet de plateforme intégrant l'exigence d'une augmentation des salaires de 200 €uros pour tous, d'un moratoire sur les licenciements et de mesures de retour aux pré-retraites.

Concernant les manifestations du 19 mars, toutes les mesures proposées par FO (proposées également par d'autres organisations syndicales) ont été reprises :
  • Mise en place de la sono professionnelle pour permettre à chaque organisation d'intervenir correctement devant tous les manifestants.
  • Départ en manifestation sur un long boulevard afin de permettre aux derniers manifestants de ne pas attendre plus de 2H et mise en place d'un service d'ordre commun pour la tête de cortège.
  • Communiqué commun concernant les incidents de la manifestation de St Nazaire et demande de rencontre auprès du préfet sur cette question.
  • Lettre aux partis politiques et aux associations pour leur demander de rester à leur place (manifestations syndicales).

La CE confédérale se tient le 20 février, c'est-à-dire deux jours après l’entrevue avec Sarkozy. Le 23 février au matin, nous réunirons la Commission Administrative de l'UD CGT-FO. Compte tenu du contexte, nous invitons tous les secrétaires des syndicats et des sections ainsi que les militants à y participer. Nous en profiterons pour faire le compte-rendu de cette CE. Nous avons également prévu un point sur l'organisation des manifestations.

Enfin, au lendemain de la 2ème intersyndicale des Unions Départementales du 25 février, nous enverrons une circulaire supplémentaire avec les derniers éléments de la préparation de la grève.




Éditorial de Jean-Claude Mailly :
« rien de concret et d'immédiat dans l'intervention du président de la République ».