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30 novembre 2011

INTERVIEW: BERNARD KUNZ, SECRETAIRE NATIONAL SN-FO-LC

Syndicat National FO des Lycées et Collèges

" Le syndicalisme confédéré FO, pierre d'angle de la défense des valeurs républicaines "

L'Ouest Syndicaliste : Tu as quitté ton ancienne organisation en mai 2011 pour adhérer à Force Ouvrière. Es-tu satisfait de ton choix ?

Bernard Kunz : Non seulement j'en suis satisfait, mais je m'en félicite. Je partageais déjà, ainsi que de nombreux adhérents de mon ancien syndicat, la plupart des valeurs qui unissent les militants du SNFOLC. 


De plus, le choix similaire effectué par mes amis, Olivier Rosier et Jean-André Corgnet, qui venaient de la FAEN, ne pouvait que me conforter ! 

Aujourd'hui, la FNECFP-FO est devenue la troisième organisation syndicale de l'Education, devant la CFDT, alors que l'Union pour l'Ecole Républicaine, qui regroupait artificiellement la CFTC, la FAEN et la CSEN, mon ancienne organisation, se voit éliminée du Comité Technique Ministériel et privée de toute représentativité. Le moins qu'il se puisse dire est que nous avons fait le bon choix : FO, qui n'a pas voté les accords de Bercy, et n'a donc nulle responsabilité dans la disparition inévitable de certains syndicats, est, aujourd'hui, la seule organisation représentative à défendre la transmission du savoir, les enseignements disciplinaires et les statuts de 1950. 

Comme nous l'avions affirmé, hélas, les voix "républicaines" qui se sont portées ailleurs ont été des voix perdues... Nous invitons chacun à en tirer les conséquences.

- O.S. : Quels sont, à ton sens, les combats qui devront être menés, dans le nouveau contexte créé par ces élections ?

Bernard Kunz : Plus que jamais, nous devrons faire en sorte que soient préservés les statuts de 1950. Il ne s'agit ni d'une crispation corporatiste, ni d'un refus d'évoluer. Parce qu'ils servent à garantir notre liberté pédagogique en nous préservant de l'arbitraire, ils sont la clef de la modernité : la société future ne saurait se construire sur l'ignorance, et cette dernière se généralisera si nous ne résistons pas aux contre réformes que le pouvoir tente de nous imposer ! 

Nous devrons aussi faire échouer le projet inique d'"école du socle". Sans bénéfice pour personne, cette évolution, substituant progressivement les compétences aux vraies connaissances, n'est destinée qu'à faire suite au "lycée light" issu de la réforme Darcos. Aujourd'hui, l'école n'est plus, dans l'esprit des princes qui nous gouvernent, qu'une variable d'ajustement sacrifiée sur l'autel de la RGPP. 

Les conditions de travail de nos collègues sont désastreuses; la remise en cause des savoirs disciplinaires prive progressivement les maîtres de leur légitimité, trompe les élèves sur l'enseignement qui leur est dispensé et ruine progressivement l'égalité des droits. 

On ne peut accepter pareil bilan : il faut se battre, et Force Ouvrière constitue l'instrument idéal de ce combat.

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