InFOrmation syndicale

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28 décembre 2011

COMPTE-RENDU DE L'INTERSYNDICALE DU 21 DECEMBRE 2011

A l'initiative de l'Union Départementale CGT, les organisations syndicales CGT-FO, CGT, SOLIDAIRES et FSU se sont réunies ce jour dans les locaux de la CGT. Bruno CAILLETEAU et Yann COUROUSSE représentaient l’Union Départementale CGT-FORCE OUVRIERE, Marie-Claude ROBIN l'UD CGT , Jean BRUNACCI SOLIDAIRES.


La CGT avait adressé un mail d'invitation à participer à cette réunion à l'ensemble des organisations syndicales le 19 décembre avec pour ordre du jour « les perspectives de mobilisation unitaire après le 13 décembre ».

La CFDT a informé par mail le 20 décembre qu'elle ne participerait pas à cette réunion pour les raisons suivantes : «  l'intersyndicale nationale n'ayant pas permis d'aboutir à un accord, pour la CFDT, une rencontre la 1ère semaine de janvier nous paraît plus pertinent afin d'apprécier localement la situation en fonction des résultats des rencontres nationales ».

L’UNSA a répondu par mail en date du 20 décembre « qu'elle ne participerait pas à l'intersyndicale dans la mesure où pour l'instant il n'existe pas d'accord intersyndical national ».

La CFTC a adressé un mail en date du 20 décembre pour préciser «que la CFTC n'ayant pas participé à l'action du 13 décembre car ce type d'action ne mène à rien dans le contexte actuel , elle envisage de son côté d'autres formes d'actions qui pourraient être plus significatives et c'est pour cela qu 'elle décline l'invitation à venir à l'intersyndicale ».

La réunion a commencé par une prise de parole de Marie-Claude ROBIN au titre de la CGT. Cette dernière a fait part de la proposition de la CGT concernant l'organisation d'une journée de mobilisation le 18 janvier à l'occasion du sommet social de l'emploi. La Confédération CGT laissant l'opportunité à ses instances départementales du choix du mode d'action, au niveau local la CGT propose un rassemblement à St Nazaire devant le site des entreprises Airbus et STX.

A l'issue de cette proposition formulée par la CGT, les organisations syndicales présentes se sont exprimées sur cette proposition mais aussi sur la situation générale.

Jean BRUNACCI au nom de SOLIDAIRES a expliqué que son organisation n'attendait rien du sommet social sur l'emploi et qu'en l'occurrence il s'agissait de poudre aux yeux. Il est aussi revenu sur la mobilisation du 13 décembre en précisant qu'il en tirait un bilan très mitigé notamment au regard de la faible participation des salariés à cette action, laquelle traduit la lassitude des salariés confrontés à la répétition des journées d'actions précédentes. Il a aussi expliqué que Solidaires ne s'engagerait pas sur un appel commun si celui-ci ne se traduisait pas par un appel à une grève de 24 heures. Pour autant cet appel à la grève devait pour Solidaires être envisagé au travers d'un accord au niveau national avant de pouvoir être décliné au niveau local.

Didier HUDE au titre de la FSU exprime à son tour sa position. Il considère, notamment au regard de la non participation de la CFDT à la journée de mobilisation des enseignants du 15 décembre qu'il s'agit pour lui d'un comportement de trahison, il utilise l'expression de «traître à la classe ouvrière ». De même, il explique que les décisions prises par l'intersyndicale au niveau national seront déterminantes en terme de déclinaison au niveau local. En l'occurrence si l'intersyndicale nationale prend la décision d'un appel à la grève, Didier HUDE fait savoir que la FSU en sera. Pour autant il reste sceptique sur le fait que l'intersyndicale syndicale nationale prenne une telle orientation. Il faudrait pour cela qu'elle s'exonère de passer sous les fourches caudines de la CFDT et de l'UNSA. Didier HUDE fait aussi part de ses vives critiques à l'encontre de sa propre organisation qui au niveau national suit de manière systématique les orientations très contestables de l'intersyndicale nationale.

Bruno CAILLETEAU et Yann COUROUSSE ont exprimé à leur tour la position de l’Union-Départementale Force-Ouvrière 44 :
Les membres de notre délégation ont exprimé leur position sur le texte co-signé par Bernard THIBAULT et François CHEREQUE ainsi que d'autres dirigeants d'organisations syndicales européennes pour un nouveau contrat social européen. La CGT et la CFDT expriment au travers de ce texte la volonté de renforcer la gouvernance de la zone euro en associant plus étroitement les organisations syndicales. Aussi et dans la mesure où il s'agit ici, d'une caution apportée à la politique actuelle d'austérité, par ailleurs clairement exprimée dans ce projet (« le syndicalisme européen est lui aussi vivement préoccupé par la stabilité des finances publiques»).

De même, nous avons exprimé que le préalable à toutes discussions pour une action commune passait par l'exigence du retrait de toutes les mesures d’austérité. Cela s'avérant d'autant plus nécessaire que le dernier sommet européen s'était traduit par une montée en puissance, puisque tous les gouvernements de droite comme de gauche s'était mis d'accord pour une amplification du traité de Maastricht en décidant en particulier que tous les pays devaient se doter d'une règle d'or avec l'obligation de transposer cette règle d'or dans la constitution de chacun des pays concernés.

Nous avons rappelé l'inefficacité des journées d'actions à répétition sans base revendicative claire en prenant l'exemple de la journée du 13 décembre où une fois de plus la participation des salariés n'était pas au rendez-vous. Nous avons de nouveau exprimé que pour nous l'action commune interprofessionnelle à laquelle nous sommes favorables passe dans un premier temps par un appel à une grève de 24 heures avec assemblées générales dans les entreprises et les administrations de la Fonction Publique.

Marie-Claude ROBIN n'a apporté aucune réponse à nos interpellations. Plus étonnant, elle semblait ne pas avoir connaissance de l'existence du texte « pour un nouveau contrat social européen ». Elle a expliqué que la CGT va poursuivre la mobilisation de ses syndicats en vue de la journée du 18 janvier. Elle a aussi évoqué l'initiative prise par sa confédération au sujet de l'organisation d'un meeting le 31 janvier 2012 sur la question des retraites.
Elle propose de nouveau une réunion intersyndicale le mercredi 4 janvier 2012 à 10 heures.
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Bruno CAILLETEAU et Yann COUROUSSE