InFOrmation syndicale

MARDI 9 OCTOBRE JOURNÉE DE MOBILISATION INTERSYNDICALE CONTRE LE DÉMANTÈLEMENT DES CONQUÊTES SOCIALES...

Le 4 pages "Spécial Retraites" est disponible, à partir du lundi 17 septembre, à l'UD-FO44.

04 janvier 2012

COMPTE-RENDU DE LA REUNION INTERSYNDICALE DU 4 JANVIER 2012

Dans la continuité de l'intersyndicale du 21 décembre 2011, l'Union Départementale CGT invitait les organisations syndicales locales à participer à une réunion avec, pour ordre du jour, la perspective d'une nouvelle journée de mobilisation à l'occasion du sommet social sur l'emploi le 18 janvier 2012.


L'UD CFDT avec la présence d'Isabelle MERCIER, la FSU en la personne de Didier HUDE, SOLIDAIRES avec pour représentant Jean BRUNACCI, participaient à cette réunion. Michel LE ROC’H et Bruno CAILLETEAU représentaient l'UD CGT-FO.

L'UNSA , fidèle à ses prises de position précédentes, avait fait savoir que faute d'accord intersyndical national, elle ne participerait pas à cette réunion intersyndicale.

Marie-Claude ROBIN, au titre de la CGT, a expliqué que le 18 janvier était une étape importante dans la
mobilisation et qu'il ne pouvait être envisagé de ne rien faire par rapport à la dégradation de la situation sociale et économique actuelle. L'UD CGT a donc validé le principe d'un appel à la grève de 24 heures avec la liberté pour les syndicats CGT de convoquer des Assemblées Générales intersyndicales au sein des entreprises pour engager la discussion. De même, la CGT propose une manifestation à St Nazaire à partir de 14 heures avec aussi des rassemblements devant les sites industriels de STX et AIRBUS.

Isabelle MERCIER a précisé que l'UD CFDT était totalement en phase avec les prises de position de sa
Confédération notamment au sujet du bien fondé d'une participation au sommet social sur l'emploi. En
conséquence, elle considère qu'une action le 18 janvier serait contre productive avec des résultats, en terme de mobilisations, certainement peu probants. La CFDT ne s'associera donc pas à l'action proposée par la CGT.

Didier HUDE, au nom de la FSU, a informé qu'une réunion de son Bureau National, prévue lundi prochain,
prendrait position pour une participation à l'action proposée par la CGT. Pour autant et en l'absence d'un appel national à une grève franche de 24 heures, ce qui n'est pas évoqué dans l'appel à la mobilisation pour la journée du 18 janvier formulé par la CGT, il est vraisemblable que la FSU ne participera pas à cette action.

Jean BRUNACCI, au titre de SOLIDAIRES, a exprimé une position proche de celle de la FSU en précisant que son organisation syndicale ne s'engagerait pas sur une nouvelle action si celle-ci ne se traduisait pas par un appel national à une grève de 24 heures. Cependant, il réservait sa décision définitive à une réunion de Bureau devant se tenir dans la soirée.

Michel LE ROC'H a exprimé la position de l’Union Départementale CGT-Force Ouvrière: Il a rappelé notamment que nous n'attendions rien de la tenue du sommet social sur l'emploi et que notre Confédération avait pris la décision d'y participer uniquement pour rappeler nos positions revendicatives.
Michel LE ROC'H a aussi évoqué les annonces récentes de SARKOZY et notamment la perspective de la mise en oeuvre de la TVA sociale avant les élections présidentielles. Cette TVA sociale répond à une demande du patronat, qui sous prétexte d'améliorer la compétitivité des entreprises, exige que les cotisations sociales soient transférées sur l'impôt.

En fait, dans la continuité des réformes précédentes (CSG...), il s'agit une nouvelle fois d'abaisser le coût du travail par une remise en cause du fonctionnement de la protection sociale. Cet objectif d'abaissement du coût du travail pour les entreprises avec un transfert vers les consommateurs et donc les salariés, s'apparente à un nouveau plan de rigueur. Lors du sommet social du 18 janvier, notre Confédération, en particulier sur ce sujet, exprimera son opposition déterminée à la mise en place de cette nouvelle mesure d'austérité et de liquidation de la protection sociale.

Pour autant et face à cette situation, si on prend en exemple ce qui s'est passé dans le secteur de la sécurité
aéroportuaire et contrairement au discours tenu par certaines organisations syndicales, il est évident que beaucoup de salariés sont prêts à en découdre. La proposition d'appel à une grève interprofessionnelle de 24 heures à l'échelle du pays tient toujours. Elle est la seule perspective réelle pour les salariés et la défense de leurs intérêts.
L'appel à la mobilisation pour la journée du 18 janvier lancé par la CGT ne comporte pas d'appel à une grève
interprofessionnelle nationale, ni de revendications précises.
Pour l'ensemble de ces raisons, Michel LE ROC’H a fait savoir que l'UD CGT-FO ne participerait pas à cette journée d'action proposée par la CGT.

Par ailleurs, Michel LE ROC’H a souligné l'orientation politique de l'Union Européenne après le sommet européen du mois de décembre, laquelle se traduit par une perte supplémentaire de la souveraineté des nations. On assiste à la mise en place d'une « dictature douce ». C'est la démocratie qui est en cause. Nous ne sommes pas pour sauver cette Europe politique et économique et n'accepterons pas d'accompagner les contre réformes dictées par l'Union Européenne.
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Michel LE ROC’H et Bruno CAILLETEAU