InFOrmation syndicale

DU LUNDI 1ER AU VENDREDI 5 OCTOBRE STAGE DE FORMATION "DÉCOUVERTE DE FO ET MOYENS D'ACTION DU SYNDICAT" - VENDREDI 5 OCTOBRE COMMISSION ADMINISTRATIVE AVEC PASCAL PAVAGEAU - MARDI 9 OCTOBRE JOURNÉE DE MOBILISATION INTERSYNDICALE CONTRE LE DÉMANTÈLEMENT DES CONQUÊTES SOCIALES...

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04 février 2013

Enseignement: RYTHMES SCOLAIRES, REFONDATION DE L’ÉCOLE: LES PROFS RÉSISTENT

En difficulté, le ministre continue. La FNEC FP FO propose à ses homologues d’appeler à une grève nationale d’avertissement. 

«Toutes les grandes réformes sont difficiles», a déclaré Vincent Peillon, sur la défensive, en sortant du Conseil des ministres du 23 janvier. Le ministre de l’Éducation nationale venait de présenter son projet de loi d’orientation et de programmation «pour la refondation de l’école de la République», dont FO demande l’abandon. Une volonté qui s’est exprimée ce jour-là devant les inspections académiques, les rectorats et au ministère, où des délégations, intersyndicales ou à la seule initiative de FO, se sont rassemblées. Ils étaient plusieurs centaines de manifestants à défiler aussi dans des villes de province, notamment à Lyon, Marseille et Bordeaux. Ils étaient 3.000 à Paris, rue de Grenelle. «Le décret c’est la loi, et la loi c’est la territorialisation de l’école dont nous ne voulons pas, expliquait Hubert Raguin, Secrétaire général de la FNEC. Ni l’école, ni les lycées professionnels, ni l’orientation scolaire ne doivent passer sous la coupe des mairies ou des Régions et les personnels refusent la double tutelle qui en découlerait.»

De son côté, le SNETAA FO appelait à la grève dans les lycées professionnels. Lors d’une conférence de presse, son Secrétaire général, Christian Lage, s’est inquiété du rôle des Régions dans l’élaboration de la carte des formations: «Que l’État ait le dernier mot est un gage de neutralité, a-t-il rappelé. Si les Régions ont la main, les sections vont être ouvertes ou fermées en fonction de l’emploi local.»

Mais, pour le ministre, la première difficulté vient du rejet multiforme du projet de décret sur les rythmes scolaires dans les écoles maternelles et élémentaires, étape incontournable de sa refondation.

90% de grévistes dans les écoles parisiennes

Le 22 janvier à Paris, à l’appel de six organisations syndicales, 90% des enseignants du premier degré étaient en grève et 56% des écoles fermées. Trois mille instits et professeurs des écoles ont manifesté jusqu’à l’Hôtel de Ville, Bertrand Delanoé voulant imposer la semaine de quatre jours et demi à la prochaine rentrée, avec une «pause méridienne» –à la mi-journée– de plus de deux heures. Propos entendus dans le cortège: «Ce n’est pas un allégement des rythmes, mais une augmentation du temps de présence des élèves dans l’école»; «On a pensé à l’industrie du tourisme plus qu’aux enfants en ne touchant pas aux vacances scolaires»; «La mairie n’arrivera jamais à recruter assez d’animateurs...» Au soir de cette mobilisation, M. Peillon tentait de n’y voir qu’«une exception parisienne», oubliant que son projet de décret avait été précédemment retoqué, tant au Conseil supérieur de l’Éducation qu’au Comité technique ministériel. Le Secrétaire général du SNUDI FO, Norbert Trichard, expliquait quant à lui: «Comme dans tout le pays, ils refusent la territorialisation de l’école et la double tutelle État-mairie.»

Après ces deux journées de mobilisation, la FNEC FP fait la proposition d’un appel des fédérations enseignantes et des syndicats nationaux à une grève nationale d’avertissement pour exiger le retrait des projets, de loi et de décret. Les fédérations syndicales devaient se réunir le 28 janvier en fin d’après-midi.
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Article paru dans FO Hebdo n°3060