InFOrmation syndicale

L'UNION DÉPARTEMENTALE FO DE LOIRE-ATLANTIQUE RESTE MOBILISÉE POUR FAIRE FACE À CETTE CRISE SANITAIRE SANS PRÉCÉDENT.
L’UNION DÉPARTEMENTALE FO DE LOIRE ATLANTIQUE CONSIDÈRE QUE TOUT DOIT ÊTRE MIS EN ŒUVRE POUR PROTÉGER LA SANTÉ DE LA POPULATION ET, PARMI ELLE, DES SALARIÉS. IL NE PEUT Y AVOIR DEUX POIDS DEUX MESURES. POUR PROTÉGER LES SALARIÉS ET LA POPULATION, TOUTES LES ENTREPRISES, ADMINISTRATIONS ET ÉTABLISSEMENTS, EN DEHORS DES ACTIVITÉS DE PREMIÈRE NÉCESSITÉ, DOIVENT FERMER.

22 avril 2013

PSE: COCA-COLA VEUT MUSELER LES SYNDICATS


Alors qu’il restait encore trois semaines de négociations autour du plan de sauvegarde de l’emploi supprimant 200 postes chez Coca-Cola France, la direction a demandé, le 3 avril, aux délégués syndicaux centraux de signer un drôle de «protocole d’engagements réciproques», vivement rejeté par FO.


«En contrepartie des concessions faites par la société, les organisations syndicales signataires renoncent irrévocablement à engager toute action tendant à contester […] les projets de réorganisation», rapporte la FGTA FO dans un communiqué. Autrement dit, elles accordent «un véritable blanc-seing» pour les suites du PSE qui touche le marketing, la finance et le commercial.

LA RAISON DU PLUS FORT

Pour le secrétaire fédéral Christian Crétier ce protocole, signé par la CFDT, la CGT et la CGC, «va au-delà de la logique de l’ANI du 11 janvier 2013 […] et impose la raison du plus fort».

«La procédure légale d’information-consultation est toujours en cours, explique Cyril Herbin, délégué syndical central FO. Nous n’avons aucune raison de nous lier les mains par un accord qui nous interdit de défendre les droits individuels et collectifs des salariés, qui interdit même les débrayages. Nous déciderons d’éventuelles actions à l’issue des négociations. Ce texte attaque au fondement la raison d’être des organisations syndicales.»

Surtout qu’avec 928 millions de dollars de bénéfices enregistrés en 2012 par Coca-Cola, «la réalité du motif économique du PSE est tout à fait contestable», poursuit le communiqué de la FGTA FO, qui demande expressément l’annulation de ce protocole.

Comble de l’ironie, en février dernier le P-DG de Coca-Cola France avait affirmé dans une lettre à Arnaud Montebourg être fier de participer au dynamisme économique français et profondément convaincu «de la responsabilité sociétale qu’implique le fait de produire en France».
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Article paru dans FO Hebdo 3071