InFOrmation syndicale

LUNDI 16 DÉCEMBRE À 9H30 BUREAU "ÉLARGIE" DE L''UD-FO44 - [ANNULÉE] MARDI 17 DÉCEMBRE DE 14H30 À 17H00 RÉUNION MUTUELLES OBLIGATOIRES ET 100% SANTÉ À L'UNION DÉPARTEMENTALE FO - 17/18/19 DÉCEMBRE GRÈVE & MANIFESTATIONS CONTRE LE PROJET DE LOI SUR LES RETRAITES - ...

Retraites : Grève & Manifestations les 17 /18 /19 décembre 2019
Les Unions Départementales CGT / FO / FSU / Solidaires de Loire-Atlantique confirment dans ces conditions leur exigence du retrait du projet du gouvernement et appellent tous les salariés à se réunir sur leur lieu de travail, à reconduire et élargir la grève, notamment les 17, 18 et 19 décembre. Elles appellent les salariés, chômeurs, retraités et jeunes à participer massivement aux manifestations qui auront lieu mardi 17 décembre, avec toujours l’objectif d’ancrer la grève pour obtenir le retrait du projet Macron / Philippe / Delevoye : à NANTES, 10 H au Miroir d’eau ; à SAINT-NAZAIRE, 10 H au croisement du boulevard de la libération et de l’avenue de la République ; à ANCENIS, 11 H au rond-point de Terrena ; à CHÂTEAUBRIANT, 11 H devant la mairie.

Horaires de l'Union Départementale pendant les fêtes de fin d'année :
Les locaux de notre Union départementale seront fermés du mardi 24 décembre à 12h00 et rouvriront à partir du jeudi 2 janvier à 10h00.

06 juin 2013

UN COCKTAIL SOCIALEMENT DÉTONANT

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

Bruxelles, à savoir la Commission européenne, a adressé une feuille de route à la France. Dans le cadre de l’engagement de la France à réduire son déficit budgétaire sous les 3% en 2015, Bruxelles demande à Paris de mettre en œuvre différentes «réformes». 

Les deux ans supplémentaires «accordés» pour passer sous la barre des 3% sont donc conditionnés. Cela ressemble aux ajustements dits structurels du FMI quand il aide certains pays, ou aux procédures mises en œuvre par la Troïka en Grèce, par exemple.

Qu’on se comprenne bien, il ne s’agit pas de dire «c’est la faute à la méchante Commission européenne». Celle-ci s’inscrit dans les décisions des gouvernements, notamment le traité non renégocié et le pacte budgétaire européen. En quelque sorte, les gouvernements ont fixé les règles du jeu que la Commission doit suivre. Certes, la Commission européenne est d’inspiration très libérale et n’est donc pas bousculée par la logique, mais ce sont bien les gouvernements qui ont accepté les traités successifs.

Au-delà des questions qui relèvent de la communication, on doit constater à la fois que les demandes de la Commission s’inscrivent dans l’austérité économique et sociale et que les calendriers bruxellois et parisiens sont concomitants.

Baisse des «charges sociales», réforme de l’organisation territoriale de l’État, réforme de l’assurance-chômage, diminution du coût des dépenses de santé, réduction d’impôts, ouverture de certains services à la concurrence et réformes des retraites et du marché du travail constituent l’essentiel d’un cocktail socialement et économiquement détonant.

La crise est due au libéralisme économique et pour en sortir, il faudrait encore l’accentuer!

- Bien entendu, sur les retraites, l’allongement de la durée de cotisation fait partie des demandes.

- Bien entendu, la Commission se félicite de l’ANI et de la loi sur la sécurisation de l’emploi, preuve qu’ils s’inscrivent dans une logique libérale.

- Bien entendu, le crédit d’impôt aux entreprises est une réponse à la demande d’allégement du coût du travail.

- Bien entendu, le rail et l’énergie font partie des secteurs à ouvrir plus largement à la concurrence, ce qui conduit à remettre en cause la place et le rôle de la SNCF ou d’EDF.

- Bien entendu, la MAP, la RéATE et l’acte III de la décentralisation participent d’une réorganisation administrative.

Ce qui est en jeu, comme en témoignent encore malheureusement les derniers chiffres du chômage, c’est la logique de la politique économique et sociale suivie en France comme sur le plan européen.

Sur un autre sujet, bien que lié comme il est précisé plus haut, à savoir l’ANI et la loi sur la sécurisation de l’emploi, face aux menaces qui continuent à peser sur les clauses de désignation, nous avons alerté le Conseil constitutionnel.

En France comme en Europe, nous ne pouvons pas tolérer que la liberté de négociation s’efface derrière la prétendue libre concurrence. À suivre donc