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15 juillet 2019

Ehpad : Conférence de presse le 27 mai dernier

Dans leurs éditions du 28 mai dernier, les quotidiens Ouest France et Presse Océan ont rendu compte de la conférence de presse tenue par FO dans les locaux de l’Union départementale concernant la situation particulièrement dégradée dans les établissements d’hébergement des personnes âgées dépendantes (EHPAD). 

Nos camarades ont rappelé à cette occasion les revendications portées par FO, en particulier l’augmentation générale des salaires et l’application de la loi en matière de taux d’encadrement des résidents : un salarié pour un résident.

FO revendique l’application de la loi en matière d’encadrement
Malgré l’intense mobilisation des personnels des EHPAD durant l’année 2018, en particulier la grève historique du 31 janvier 2018, le gouvernement n’a apporté aucune solution aux problèmes que rencontrent les EHPAD. Les assises départementales, organisées par le Département de Loire-Atlantique, n’ont également rien donné. « Les directions locales ne disposent pas du financement nécessaire pour assurer des conditions d’accueil et de travail suffisantes. C’est la raison pour laquelle nous demandons l’application de la loi, qui permettra d’atteindre le taux d’encadrement d’un salarié par résident », a indiqué Gérard Caillon. à titre de comparaison, le taux d’encadrement moyen dans le département est de 0,6 salarié pour un résident, en tenant compte des personnels administratifs, techniques, d’encadrement, en plus des soignants. Dans un EHPAD comme celui de Donges, le taux d’encadrement des personnels soignants est de 0,47.

Les personnels souffrent du sous-effectif permanent
« Cette situation de sous-effectif permanent implique un gros turn-over. Les collègues ne restent pas. Dans la pratique, ils se retrouvent dans l’impossibilité de mettre en œuvre ce qu’ils ont vu en formation », explique Yann Le Fol. « Beaucoup de personnels choisissent ce métier pour le relationnel qu’il implique et, aujourd’hui, ils ne peuvent plus avoir ce relationnel », surenchérit Sylvie Moisan.
Dans la dernière période, l’Agence Régionale de Santé (ARS) a ouvert des crédits à hauteur de 8 millions d’euros, mais exclusivement pour du matériel.
Or, beaucoup de résidents souffrent de handicaps lourds qui impliqueraient d’être au moins deux pour les porter, ce qui n’est souvent pas le cas. « De nombreux collègues se retrouvent usés physiquement très rapidement. Des inaptitudes au service sont déclarées dès 40 ans. Et après, que deviennent ces salariés en invalidité ? », dénonce Yann Le Fol.

Public-privé, la nécessaire revalorisation des salaires
De plus, les salaires sont bas et doivent être revalorisés : dans un EHPAD public, un aide-soignant touche en début de carrière le SMIC pendant 7 ans et une prime de 10%. Dans un EHPAD privé, un aide-soignant touche le SMIC pendant 10 ans.  « Dans ces conditions, on a de plus en plus de difficultés à recruter des soignants », indique Gérard Caillon. « Il manque trois postes en CDI à l’EHPAD d’Aigrefeuille. »

Des inquiétudes pour les futures personnes âgées
Sylvie Moisan exprime son inquiétude quant à la situation des EHPAD du CHU de Nantes : « Pour des raisons budgétaires, 66 lits seront supprimés dans les EHPAD du CHU, soit 1/7ème des lits disponibles. Nantes attire les retraités, mais nous aurons de moins en moins de places d’accueil ».
Le département de Loire-Atlantique compte 16 lits pour 100 personnes âgées, dans le public comme dans le privé. Pour simplement maintenir le ratio actuel, il faudrait 17 000 lits supplémentaires d’ici 2040.

FO déterminée pour gagner
Dans ce contexte extrêmement dégradé, Force Ouvrière affirme ses revendications et sa combativité : « Nous tenons partout où c’est possible des assemblées générales et des réunions d’information. Nous distribuons des tracts. Nous préparons la rentrée », indiquent Yann Le Fol et Gérard Caillon. « Cela concerne tous les citoyens : notre degré de civilisation se mesure à notre capacité de traiter nos anciens… », conclut Sylvie Moisan.