Mardi 9 juillet dernier, les secrétaires généraux des Unions départementales FO, CGT, Solidaires et FSU de Loire-Atlantique ont été reçus à leur demande par le préfet de Région.
La répression touche aujourd’hui non seulement ceux qui contestent les mesures du gouvernement, mais également ceux qui ne respectent pas « à la lettre » les ordres de dispersion à l’occasion d’une « simple » fête de la musique. Cette dérive autoritaire est très inquiétante pour les libertés individuelles dans le pays.
Le préfet de Région a précisé que lorsque les forces de l’ordre sont attaquées, « elles avaient pour consigne de répliquer ». Au sujet du « drame » du quai Wilson, l’Inspection Générale de la Police Nationale mène une enquête administrative. Une enquête judiciaire sous l’autorité du juge d’instruction a également été ouverte. Dans la discussion, et au sujet de l’intervention musclée de la Brigade anti-criminalité dans certaines manifestations, le préfet de Région a expliqué que celle-ci n’intervenait jamais « sans ordre précis ».
Nous avons enfin rappelé notre opposition à la loi « anticasseurs » qui n’est en fait qu’une loi contre la liberté d’expression et de manifester.
Plus généralement, nous avons exprimé notre opposition aux mesures prises par le gouvernement et la volonté de celui-ci d’associer les organisations syndicales à la mise en œuvre de ces mesures, ce qui n’est pas notre place.
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Pour parfaite l'information, à lire:
- la lettre au préfet de Région du 25 juin
- le communiqué de l’UD du 13 mai contre la répression