InFOrmation syndicale

22 AU 24 MAI STAGE "JE NÉGOCIE" --- 27 MAI À 9H30 COMMISSION ADMINISTRATIVE DE L'UNION DÉPARTEMENTALE --- 27 MAI ASSEMBLÉE GÉNÉRALE AUDACE --- 28 AU 30 MAI STAGE "CONNAÎTRE SES DROITS" --- 6 JUIN DE 9H15 À 11H15 RÉUNION D'INFORMATION « COMMENT DÉCRYPTER LES COMPTES DE RÉSULTAT EN COMPLÉMENTAIRE SANTÉ : PASSER DES CHIFFRES À L’ACTION » --- 17 JUIN DE 14H15 À 16H30 RÉUNION D'INFORMATION « ÉPARGNE SALARIALE » --- ...

06 novembre 2023

La Commission administrative élargie a réuni près de 350 militants le 16 octobre dernier à Saint-Brévin

 Intervention à la CA de l’UD élargie aux militants des syndicats

Vive la Confédération Générale du Travail Force-Ouvrière dont nous fêtons cette année les 75 ans !


Intervention lors de Commission administrative élargie du 16 octobre 2023  

Michel Le Roc’h, secrétaire général de l’Union départementale C.G.T. Force Ouvrière de Loire-Atlantique

=> PDF intervention intégrale : https://t.me/ud_fo_44/569 

 

[EXTRAIT] «Avant l’été et malgré la mobilisation de millions de salariés, Emmanuel Macron a décidé de promulguer sa loi sur les retraites et voler 2 ans de leur vie aux travailleurs. Les mesures prises cet été ou annoncées en cette rentrée, ne laissent aucune place au doute : Le président de la République veut poursuivre dans la même direction, abaisser le coût du travail et détruire nos droits et acquis. […] 

Les 500 plus grandes fortunes de France cumulent 1 170 milliards d’euros de richesses. Cela représente 45 % du PIB. En 2000, ce n’étaient que 10 % de la richesse nationale. Dans le même temps, une personne sur cinq est en situation de pauvreté monétaire. Un tiers des Français, étranglés par la hausse des prix déclarent ne plus manger à leur faim et le nombre de bénéficiaires des restos du cœur a bondi de 25 % en un an. Entre août 2021 et août 2023, les prix à la consommation ont globalement grimpé de 10,5 % en France. à titre d’exemple pour l’alimentation, c’est +11,2 % en 1 an et + 20 % sur deux ans. […]

C’est cela la situation mes camarades et il y a là une volonté d’affrontement dans tout cela. Le gouvernement ne cherche pas à discuter mais à imposer sa politique et c’est de ça qu’il faut partir. Il n’hésite pas à utiliser un arsenal répressif et autoritaire contre tous ceux qui cherchent à s’opposer à ses décisions. Il interdit même des rassemblements et manifestations pacifiques. Et cela constitue une menace pour la démocratie et l’existence même du syndicalisme libre et indépendant. […] Au-delà de ce côté autoritaire et dans un même mouvement, le président de la République tente de neutraliser les organisations syndicales. Avec raison, la confédération a décidé de ne pas se rendre au conseil national de la refondation pour ne pas être instrumentalisée par un gouvernement qui ne répond à aucune de nos exigences. 

Le président de la République, qui a de la suite dans les idées, a alors proposé la tenue d’une conférence sociale. Elle se tient en ce moment même. Le Comité Confédéral National a décidé d’y participer et de présenter nos revendications. Les revendications vous les connaissez : ouverture de négociations pour l’augmentation des salaires, pensions, etc. au minimum au niveau de l’inflation. Nous ne sommes pas dupes de ce qui ressortira de cette conférence. Macron cherche à nous mouiller et à « s’acheter une conduite » en prétendant engager un dialogue social, c’est une évidence. […]

Un dernier mot sur la mobilisation. L’action commune sur la revendication sans ambiguïté de retrait de la réforme 

des retraites a été un puissant levier pour la mobilisation de janvier à mai. Elle n’a cependant pas permis de gagner. Fin février et face au mépris du gouvernement, notre confédération avait proposé d’élever le niveau de la mobilisation, en sortant des journées d’action isolées et en proposant la reconduction de la grève les 7, 8 et 9 mars. Cette proposition ne s’est pas imposée. En l’absence de blocage du pays par la grève, le président de la République, déterminé à aller jusqu’au bout, a pu louvoyer. C’est bien entendu une leçon pour l’avenir.

L’appel « unitaire » à une journée le 13 octobre, sans revendications précises et sans cibler le gouvernement, avait laissé bon nombre de militants dubitatifs. Nous y avons participé mais cette journée ne restera pas dans les annales. 

Cependant, il y a une certitude: il faudra bien autre chose que cette journée européenne pour mobiliser la classe ouvrière et gagner sur les revendications. à terme, le syndicalisme rassemblé sans revendications est un piège mortel pour le syndicalisme libre et indépendant. Afin de reprendre la main, le CCN a décidé d’organiser des meetings départementaux ou des assemblées de militants avec au centre la bagarre revendicative sur les salaires, les services publics, la protection sociale et les retraites. […] 

 

 

_____ __ _

Pour le maintien des établissements médico-sociaux à Saint-Brévin, une mobilisation en force de militants FO44