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09 février 2011

HOPITAUX EN DANGER

C.H. nazairien : hormis "l'éthique" "durable", rien ne va plus

Le diagnostic émane de la direction de l'établissement elle-même : en permanence le centre hospitalier nazairien fonctionne à 97% de ses capacités. Dans ces conditions tout événement imprévu ... et désormais même les événements prévisibles, provoquent des paniques dans la "gouvernance" à haut risque de l'hôpital de Saint-Nazaire.

Lequel ne peut plus être considéré comme en état de remplir sa mission de service public. Une épidémie de gastro-entérite, doublée d'une autre de grippe au tout début janvier 2011, et voilà la direction contrainte de déclencher la procédure dite "Plan hôpital en tension".

A la clé concrètement :
  • pour les personnels vu l'insuffisance des effectifs : des charges de travail insupportables, des changements d'affectation intempestifs, des heures sup' et des rappels sur congé, etc.,
  • pour les malades : mise en place de lits d’hospitalisation aux urgences, dans des pièces de stockage de matériels, ou non chauffées (12 degrés), recours aux ... lits de camping, transferts de patients dans des services non adaptés aux pathologies (malades de chirurgie ou de gériatrie affectés en gynécologie), etc.


Faute de budget à la hauteur, un "comité d'éthique"
Ouest-France, dans son édition du 14 janvier, consacre par ailleurs un article sur le "transfert historique" en mars 2012 de l'Hôpital public dans la future "Cité Sanitaire", où il sera "partenaire" de la "clinique mutualiste".
Un banc d'essai local de la privatisation nationale programmée du service hospitalier.
Côté budgétaire déjà deux couacs : une unité de 30 lits ne pourra pas ouvrir, car "il n'y aura pas le personnel pour faire fonctionner ce service". Mais surtout on apprend que le directeur du Centre hospitalier ne peut que confirmer le bien-fondé d'un des procès fait par FO à la future Cité sanitaire : Oui, alors que l'Hôpital est déjà financièrement strangulé, il y aura bien un loyer de 18 millions d'euros à payer chaque année au groupe ICADE, qui a investi dans la Cité sanitaire.


SMUR nantais : équipes allégées, sécurité médicale allégée

Avec ses ambulances et son hélicoptère, le SMUR (service mobile d'urgence et de réanimation) du CHU de Nantes intervient sur un large territoire allant de Savenay aux périphéries des départements voisins.

Estimant que l’Agence Régionale de Santé ne finance pas suffisamment les effectifs de ce service, la Direction du CHU a fait connaître le 23 décembre dernier, sa décision de supprimer 3 postes d’infirmiers au SMUR, y rendant ainsi impossible la présence nécessaire de 4 infirmiers le jour et 3 la nuit.

Conséquence : des équipages d’ambulances ou d’hélicoptère vont devoir intervenir dans l'illégalité, en violation de l’article D6124-13 du Code de la Santé, car ils ne seront pas au complet.

Pour demander le retrait de cette décision, les infirmiers du SMUR, soutenus par FO, ont répliqué par la grève. Plutôt que de revenir sur sa décision, la direction a décidé de faire fonctionner le service par réquisition des personnels infirmiers concernés.

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Lire aussi : HOPITAL : IL N'Y A PLUS DE LITS PUBLICS SUR LE BASSIN NAZAIRIEN
LES INFIRMIERES DU BLOC EN GREVE A ST. NAZAIRE
INFIRMIERS DU SMUR DU CHU DE NANTES EN GREVE