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02 février 2011

HOPITAL : IL N'Y A PLUS DE LITS PUBLICS SUR LE BASSIN NAZAIRIEN

La décision a été prise par l'ARS* de la cession de tous les lits et places de rééducation au secteur privé. Conséquence, il n'y a plus de lits publics de rééducation sur le bassin nazairien. 

M.P.R. (Médecine Physique et Rééducation) : ACCELERATION DE LA PRIVATISATION

Alors que nous décrivions dans notre tract du 5 janvier les risques de retard du projet de construction de la nouvelle structure MPR (Médecine Physique et Rééducation), réunissant nos lits de rééducation, les lits de Pen Bron, et les lits de l’UGECAM, Monsieur COLOMBEL a annoncé vendredi dernier la remise à plat complète du projet, demandé par l’A.R.S.

En quelques jours, l’ensemble du travail mené par les équipes concernées, et notamment la nôtre depuis plus de deux ans a été balayé par Madame DESAULLE (Directrice de l’ARS) qui considère que laisser la gestion de l’ensemble de ces lits aux Œuvres de Pen Bron est plus judicieux.
Pour ceux qui avaient encore des doutes sur les objectifs des A.R.S., les choses sont maintenant claires.

Monsieur Colombel a affirmé lors de cette réunion d’annonce, être satisfait de cette prise de décision : « l’ARS a tranché, c’est ce que nous attendions d’elle… ». Même si Monsieur Colombel considère que c’est « une bonne nouvelle » et que « l’important est qu’il y ait une structure MPR sur Saint Nazaire, quelque soit sa bannière (son entité privée ou publique) », nous rappelons que la rééducation publique n’a pas les mêmes objectifs, voire les mêmes projets de soins avec la rééducation privée. Il y a nécessité d’avoir une filière complète de soins publics pour répondre aux besoins de la population car nous savons bien que certains patients ne sont pas rentables au vu de leurs coût de prise en charge. Nous sommes d’ailleurs déjà souvent dans des difficultés pour trouver des places à ce profil de malade.

Pour cgt-FORCE OUVRIERE, les orientations prises par l’ARS n’ont qu’un but : accélérer le démantèlement de l’hôpital public, exit les projets de soins, les expériences partagées, les compétences, bref, la finalité de la prise en charge du patient.

Force est de constater que l’avenir des personnels spécialisés (médecins, kinés, ergothérapeutes…) n’est pas non plus une priorité… Aucune perspective ne peut leur être donnée aujourd’hui.
Sans doute le cadeau de remerciement de l’ARS pour le travail fourni pendant plus de 2 ans…

Le syndicat cgt-FORCE OUVRIERE pose la question : Demain, à qui le tour ?


Les coûts exorbitants engendrés par le projet Cité Sanitaire plombent de fait les autres projets de notre hôpital. Cette situation, organisée par les pouvoirs publics (via l’ARS, via le ministère, via la RGPP…) permet de répondre à l’appétit féroce du privé.
Combien d’autres services « tomberont » d’ici l’entrée dans la Cité sanitaire ?

La cgt-FORCE OUVRIERE rappelle que cette situation n’est qu’une accélération du processus de privatisation. Nous avions déjà voté contre la mise en place du GCS de droit privé qui impliquait, à terme, une privatisation lente mais inéluctable de nos lits de rééducation. Nous avions donc raison d’expliquer déjà à l’époque, « l’unique logique comptable » de casse du service public.

La cgt-FORCE OUVRIERE interviendra auprès de l’A.R.S. sur ce dossier.


Contact: Section FO - POSTE 60-96 - fo@ch-saintnazaire.fr
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* La loi du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires, crée, dans son article 118, les Agences Régionales de Santé. Elles sont le pilier de la réforme du système de santé.