InFOrmation syndicale

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12 décembre 2008

Dégradation des conditions d'accueil au service Retraites de la CRAM


Voilà bientôt un an, la section syndicale CGT-FO de la CRAM des Pays-de-Loire alertait, les assurés sociaux sur les conséquences de la réorganisation de l’accueil des retraités et futurs retraités.

Le contexte : une demande très forte d’informations de la part des assurés, inquiets face à la mise en place de la contre réforme Fillon/CFDT sur les Retraites (augmentation du nombre d’annuités requises pour avoir une pension entière etc.), alors même qu’arrivent à l’âge de la Retraite les générations les plus nombreuses des assurés nés en 1948 et 1949. Celles du baby Boom d’après guerre.


Bref retour en arrière

Avant l'actuelle réorganisation, la CRAM avait développé un réseau de permanences dans presque 150 communes de la Région, où des personnels très qualifiés renseignaient "en proximité" les assurés sociaux.

Les assurés qui le souhaitaient pouvaient être reçus sur rendez-vous à la CRAM, les autres étaient reçus dans ces permanences ainsi que dans les agences Retraite installées dans les plus grosses communes de la Région.

Mais avec l'arrivée à la retraite de la génération du "baby-boom", la CRAM s'est trouvée confronté à un problème de moyens humains et matériels : comment faire face à l’affluence de demandes, et à leur traitement, sans moyens supplémentaires ?


Le "contrat d'objectifs" CNAV-Gouvernement...

L’option retenue par la Direction avec l’assentiment de la majorité de gestion (MEDF, CGPME, UPA, CFDT, CGC, CFTC) du Conseil d’administration – qui n’administre plus rien, mais ne fait qu’appliquer les consignes de la CNAVTS selon le principe de subsidiarité - a été de diminuer l’accueil, donc l’information, pour atteindre les objectifs de "production en proximité" fixés par le Contrat d’objectifs et de Gestion signé entre le gouvernement et la Caisse Nationale Vieillesse.


.... et réorganisation de l'accueil à compter du 1er février 2008

La Direction a supprimé l’accueil spontané, au profit du seul accueil sur rendez-vous obligeant les assurés à passer obligatoirement par la plate-forme téléphonique. Les agents qui répondent au téléphone sont de tout jeunes agents, qui viennent d’être recrutés et qui ne connaissent pas la législation Retraite.

Ajoutons à cela que, trop souvent, les assurés ne parviennent pas à joindre la plate-forme téléphonique.

Là où subsiste quelques heures par jour de réception des assurés, les personnels ont consigne de ne donner que des renseignements généraux très rapides.

Les élus FO au Comité d'entreprise, comme les administrateurs FO au Conseil, avaient voté contre ce projet, considérant qu’il remettait en cause la mission de service Public de la Caisse.

La chose est aujourd'hui vérifiée...


Le premier bilan présenté aux administrateurs le 2 octobre

De ce bilan il ressort, qu'au train où vont les choses, la CRAM aura reçu en 2008 quelque
90 000 assurés... alors qu’elle en recevait, et donc en informait et conseillait 150 000 en 2007 ! Soit un tiers en moins !

Une diminution de 31% de la fréquentation sur tout le réseau Retraite a été observée. Elle atteint pour certains mois une baisse-record de 50% !

Cela au moment où les assurés ont le plus besoin d'information, tant la législation se complexifie.

Les exigences de FO présentées au CA de la CRAM du 2 octobre

Jocelyne Fadet, représentante FO du personnel au Conseil, a exigé en conséquence :

- l’augmentation des plages d’accueil des assurés dans les agences et au siège à Nantes

- et le retour à un accueil spontané des assurés dans des box fermés... Et non debout derrière un guichet, sans aucun respect de la confidentialité des échanges comme c’est le cas aujourd’hui.

Les assurés ont cotisé toute leur vie pour se constituer leur retraite ; c’est leur argent. Ils ont le droit de pouvoir être informés et conseillés.


La section syndicale FO de la CRAM des Pays-de-Loire