InFOrmation syndicale

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26 mai 2010

SCANDALEUSE PRIME AU MERITE AU CENTRE HOSPITALIER DE ST-NAZAIRE


Il y a plusieurs décennies a été mise en place au centre hospitalier nazairien une "prime de service" reposant sur un principe inégalitaire que FO avait dénoncé : le calcul de la prime au prorata du salaire,... mais avec pénalisation proportionnelle au nombre de jours d'absence, toute prime étant supprimée au 140ème jour d'absence. En ligne de mire : les arrêts maladie.

Or, souligne Rachèle Barrion, la secrétaire des hospitaliers FO nazairiens, " il faut savoir qu'un bon nombre d'agents sont en arrêt médical du fait de conditions de travail de plus en plus pénibles. Il faut savoir aussi que pour sauver leur prime de service certains de nos collègues malades choisissent de venir malgré tout au travail. Que d'autres encore programment des congés annuels en prévision des opérations chirurgicales qu'ils doivent subir. Savoir encore, que, sur initiative de leur hiérarchie, des agents ont utilisé la "possibilité" de transformer rétroactivement en congés annuels des congés maladie".

Pour mieux traquer les absences (à commencer par celles médicalement justifiées), la "prime de service" a été conçue sur le principe d'une "carotte" complément du "bâton" : les sommes "économisées" sur les primes des "absents" sont affectées à une enveloppe ad-hoc, dont le montant (360 000 euros en 2009) est ensuite reversé égalitairement aux agents.

Double peine et critères de "mérite"

Et c'est en quelque sorte pour "perfectionner" le système que la direction de l'hôpital dévoila en février dernier son projet de double "réforme" de la prime de service:

- réservation aux seuls agents ne comptant aucun jour d'absence en 2009 de l'intégralité de la part de la prime correspondant à "l'abattement-maladie" (ce que les personnels dénoncent comme l'institution d'une "double peine" au détriment des "absents").
- et détournement d'une partie de la prime en intéressement individuel soumis à des critères décidés par les chefs de pôle.

Recul partiel de la direction et perpétuation du bras de fer ... en 2011

Aussitôt dévoilées les grandes lignes du projet, l'intersyndicale FO-CGT-CFDT-SUD convoqua pour le 3 mars une AG du personnel. A l'unanimité, l'assemblée vota le texte d'une pétition exigeant le retrait du nouveau dispositif. Revêtue de quelque 1300 signatures (dont celles de 50 cadres), cette pétition fut remise au directeur de l'Hôpital à l'occasion d'un débrayage avec manifestation le 6 avril.

Face à la mobilisation, la direction révisa à la baisse ses prétentions, mais sans abandonner le fond même de son projet :

- report à 2011 du calcul d'une partie de la prime sur des critères de "mérite",

- totalité de l'abattement maladie redistribuée aux agents comptant moins de 5 jours d'absence (au lieu de zéro dans la première version) en 2009.

Le directeur ayant annoncé qu'il présenterait cette nouvelle proposition du CTE qu'il convoquait pour le 29 avril... mais qu'en tout état de cause il passerait outre les avis des syndicats, ces derniers, sur proposition de FO, boycottèrent le CTE.

Mise devant le fait accompli, l'intersyndicale appelle les personnels à rester vigilants et mobilisés : "dès maintenant, nous vous demandons de nous alerter quand dans votre pôle se mettra en place une réflexion sur les critères de mérite et d'intéressement pour l'attribution de la prime 2011".